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Research Market strategy
by Swissquote Analysts
Live Analysis

Des signaux difficiles à interpréter

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Le vif redressement de Wall Street après son plongeon de décembre pourrait nous faire oublier la prudence. Pourtant, si l'horizon s'est un peu éclairci, de forts vents contraires persistent. Le rebond a été porté par de puissants moteurs, aussi n'est-il pas surprenant que les manifestations de fin de cycle aient équilibré les risques impliqués par la volatilité. Les actions américaines sont passées rapidement de la survente au surachat, sur fond de tassement des craintes des investisseurs quant à l'éventualité d'une récession américaine, aux tensions commerciales et à la normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Le rétropédalage de Jerome Powell, qui a mis en pause le resserrement pour revenir à une position neutre/accommodante, a permis aux actions de regagner 50 % des pertes essuyées pendant le pull-back. Malgré la reprise de confiance des investisseurs et la vigueur soutenue des indicateurs économiques américains, il s'agit probablement, selon nous, d'une correction des positions de survente et d'un signal de stabilisation, plutôt que du début d'une tendance haussière. Nous conservons donc notre position neutre légèrement défensive, compte tenu des incertitudes majeures susceptibles de faire basculer rapidement la situation dans un sens ou dans l'autre. La volatilité a reculé depuis ses pics de 2018, mais elle reste nettement supérieure à ses niveaux très faibles de 2017. Quelle que soit l'orientation des marchés en 2019, les investisseurs doivent se préparer à un retour à la normale de la volatilité.
Le conflit commercial sino-américain est la principale source d'incertitude entrant dans les calculs des investisseurs. Outre leur impact potentiel profond sur l'économie mondiale, les doutes entourant la direction que prendra le différend ont généré des primes de risque conséquentes. Les signaux décousus envoyés par les États-Unis et la Chine ont rendu vaine toute prévision sur l'issue des négociations. Le chaos est tel que les informations divergentes concernant l'éventualité d'un sommet entre les deux pays ont déclenché de violentes turbulences sur les marchés infrajournaliers. Si nous ne pouvons apporter aucune clarté quant à la progression des discussions entre les présidents Trump et Xi, il est manifeste que l'évolution des tensions commerciales aura de lourdes conséquences sur la durée qui sépare la situation actuelle de la prochaine récession économique.

Les récentes publications d'entreprise ne nous ont guère éclairés. Les sociétés ont, elles aussi, signalé que les frictions commerciales sino-américaines et le Brexit créaient des incertitudes et retardaient des prises de décision cruciales. Mais il est intéressant de noter que les investisseurs se sont recentrés sur les bénéfices. Les sociétés qui ont dépassé les attentes ont généralement vu leur titre grimper en Bourse. Le recentrage sur les résultats réels devrait conduire à des valorisations plus réalistes. Une saine dose de scepticisme a donné lieu à une baisse de la confiance des entreprises. D'après les données de décembre, 50 % des directeurs financiers anticipaient une récession de l'économie américaine d'ici la fin de l'année. En outre, la confiance des consommateurs a également chuté. Si l'Américain moyen ne surveille pas l'évolution de la conjoncture, il ne peut que constater le chaos politique ambiant, dont le point culminant a été la plus longue paralysie partielle de l'administration de l'histoire américaine. Les indicateurs de confiance des ménages mesurés par le Conference Board ont témoigné d'un recul de la composante attentes et de peu de changements dans celle de la situation actuelle. L'écart entre les deux chiffres s'est contracté pour toucher un plus bas de deux ans, signe historiquement précurseur de récession. Cela étant, le tableau n'est pas entièrement noir. Le marché du travail, qui joue un rôle capital dans le sentiment général de confiance, reste tendu. Le taux de chômage frôle un plancher historique et la croissance des créations d'emplois demeure solide. Enfin, le rebond prononcé des demandes de prêts hypothécaires laisse espérer une amélioration de l'immobilier. Les signaux contradictoires adressés par les États-Unis compliquent considérablement les prévisions, aussi les investisseurs doivent-ils rester vigilants.

Le moteur principal du retournement a été le changement de cap de la Réserve fédérale. Lors de sa réunion de janvier, le comité de politique monétaire (FOMC) a annoncé une pause des hausses de taux. Si le statu quo était déjà intégré dans les attentes, le ton plus accommodant du communiqué du FOMC a surpris. De plus, le président de la Fed, Jerome Powell, a laissé entendre que la normalisation du bilan n'était plus en pilote automatique. Les marchés ont réagi avec enthousiasme. Toutefois, cette pause, si elle se justifie, implique que l'économie américaine ralentit plus vite que prévu, ce qui pourrait dégrader encore les résultats des entreprises. D'un autre côté, si le marché du travail et la croissance des salaires continuent de se renforcer, la Fed prendra du retard. Par ailleurs, le gel partiel de l'administration a effacé un quart du PIB réel attendu. Le bureau du budget du Congrès (CBO) prévoit un impact d'environ -0,02 % sur le PIB de l'ensemble de l'année 2019. Les doutes suscités par la capacité du gouvernement à fonctionner correctement et les interrogations sur la solidité des institutions démocratiques américaines ne sont pas près de se dissiper dans l'esprit tant des consommateurs que des investisseurs.
La Chine est devenue une source majeure d'incertitude pour le marché. Le rééquilibrage de son économie ne s'est pas réalisé, les consommateurs n'ayant pas comblé le vide laissé par les dépenses publiques et l'expansion du crédit. La décélération de la deuxième économie mondiale a de lourdes répercussions sur l'activité des entreprises à travers le monde et les secteurs. Pendant la saison des résultats en cours, plusieurs sociétés ont cité la Chine comme facteur principal de la baisse de leur bénéfice et de leurs prévisions. Le ralentissement économique chinois est patent, puisque le PIB est tombé à un plus bas de 30 ans (sous son niveau de l'époque de la crise financière 2008-09, qui avait été suivie d'une profonde récession mondiale). Si une croissance de 6,6 % paraît raisonnable, ce plancher n'en tracasse pas moins les investisseurs. Par le passé, le soutien à l'économie prenait la forme de dépenses d'infrastructure et de prêts aux entreprises publiques (SOE). Cette fois, les autorités chinoises ont pris de vastes mesures visant à assouplir le crédit et à accroître les liquidités à titre de filet de sécurité. La PBoC devrait abaisser ses taux de 50 points de base en 2019. Pékin met aussi en œuvre des réductions fiscales, plutôt que les dépenses d'infrastructure traditionnellement utilisées par l'État, pour stimuler la demande. Pour compenser la baisse des dépenses publiques, il faut donner une impulsion à l'investissement privé et à la consommation. En l'absence de ce réalignement de la croissance, les chiffres d'affaires des sociétés opérant en Chine continueront de s'éroder.

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