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Research Market strategy
by Swissquote Analysts
Live Analysis

Le comportement inhabituel de l'or est dû à un assèchement du marché physique

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L'or est un refuge traditionnel vers lequel les investisseurs se tournent lorsque les actifs à risque sont malmenés et que les marchés financiers subissent de fortes pressions vendeuses ou sont menacés de dégagements massifs.

L'or a de tout temps conservé sa valeur en période de turbulences boursières pour deux raisons majeures.

Premièrement, le métal jaune est universellement reconnu comme un actif de valeur et il est le fondement de notre système financier moderne. À leurs débuts, les banques garantissaient la monnaie par des réserves d'or. Si ce n'est plus cas de nos jours, la valeur de stockage de l'or inspire toujours une solide confiance.

Deuxièmement, contrairement à la monnaie-papier, l'or ne peut être imprimé à l'infini. C'est un métal rare dont la production est limitée. Par conséquent, sa valeur ne saurait être affectée par une surabondance durable de l'offre. Il s'est donc avéré être une puissante protection contre l'inflation.

D'un point de vue statistique, la corrélation négative entre l'or et les actifs à risque constitue un excellent outil de diversification pour les investisseurs, en particulier quand de puissants vents contraires secouent les marchés. L'or procure donc une couverture efficace dans les temps de crise.

Il est passé de 1 200 $ à 1 700 $ l'once entre mi-2018 et début 2020, sur fond de guerre commerciale acharnée entre les États-Unis et la Chine. Les investisseurs ont progressivement accru leurs avoirs en or par crainte de voir la perturbation des échanges sino-américains entraîner un ralentissement de la croissance mondiale, une baisse des résultats d'entreprise et une chute des valorisations boursières.

Malgré les records atteints par les indices boursiers durant cette période, l'inquiétude suscitée par le conflit commercial opposant Washington et Pékin a été le principal élément directeur des marchés jusqu'au début 2020, lorsque la signature d'un accord de phase 1 entre les deux pays a offert un court répit aux investisseurs.

Cela semble être un lointain souvenir aujourd'hui. L'accord a en effet été immédiatement éclipsé par l'épidémie de coronavirus qui n'a cessé de monter en puissance depuis.

Ainsi, la dernière poussée de l'or à 1 700 $ a été alimentée par un repli historique des marchés des actions et du crédit. Mais le métal jaune n'a pu fournir la protection nécessaire pendant toute la phase d'effondrement des cours et s'est essoufflé à mi-chemin, tandis que l'hémorragie boursière s'est accélérée.

La rupture répétée de la corrélation négative entre l'or et les actifs à risque a laissé les investisseurs sans protection face aux pertes vertigineuses essuyées par les marchés des actions et des obligations d'entreprise.

Ce comportement inhabituel des cours de l'or s'explique en partie par une perturbation de l'activité sur le marché aurifère physique. L'arrêt des exploitations minières et des affineries dû au coronavirus a entraîné une pénurie mondiale d'or physique. Il en est résulté des problèmes de liquidité sur les marchés non physiques, une volatilité anormalement élevée et un dérèglement du comportement des cours vis-à-vis des autres catégories d'actifs.

L'augmentation tant des coûts des transactions de l'or, que des risques liés à sa détention, a incité les investisseurs à liquider leurs positions pour chercher des refuges « plus sûrs », d'où une ruée vers le dollar.

Le compartiment aurifère, qui affichait des gains réguliers depuis mi-2018, a plongé à l'instar d'autres secteurs, tandis que l'or s'est maintenu à des sommets pluriannuels malgré un comportement atypique. Après une hausse de 1,10 % depuis son lancement en 2017, Gold & Metal Miners de Swissquote est retombé à des niveaux inédits depuis le quatrième trimestre 2018.

À quoi faut-il s'attendre à présent ? L'or et les groupes aurifères vont-ils tomber en disgrâce à cause du récent assèchement des marchés de l'or physique ?

Certainement pas. L'incapacité temporaire de l'or à offrir une protection contre un effondrement du marché devrait avoir des conséquences limitées à moyen et long terme.

C'est d'autant plus vrai que nous entrons dans une ère de relance monétaire et budgétaire massive, qui va inonder le marché de liquidités. Bien que l’après-crise financière de 2007/2008 ait prouvé que ce type de mesures ne se traduisait pas par une hausse tangible de l'inflation, les politiques ultra-expansionnistes déployées dans les économies développées devraient avoir un impact positif notable sur les prix à la consommation, sous réserve toutefois d'une correction haussière durable des prix de l'énergie. L'or devrait donc continuer à protéger efficacement les investisseurs contre le risque de surchauffe inflationniste.

Cela étant, la direction demeure floue à court terme.

D'un point de vue technique, l'or devrait rester dans la tendance haussière de long terme au-dessus des 1 500 $, soit le retracement majeur de Fibonacci de 38,2 % sur la reprise de mi-2018 à 2020. Il devrait néanmoins rencontrer des offres solides près et au-dessus des 1 700 $ l'once et son potentiel haussier s'annonce sérieusement compromis à l'approche des 1 800 $.

Un repli sous la barre des 1 500 $ l'enverra dans la zone de consolidation neutre entre 1 500 $ et 1 350 $.

La rupture des 1 350 $ - support majeur de Fibonacci à 61,8 % - devrait signaler une correction baissière plus profonde dans la tendance de long terme et favoriser un nouveau recul vers le niveau des 1 200 $.

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