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Sept entreprises dans le radar

En pleine croissance, le secteur aérien traverse pourtant des turbulences. Panorama des sociétés les plus intéressantes.

07.12.2018 - 00:30

ADP

Un géant mondial

  • Fondation: 1945
  • Siège: TREMBLAY-EN-FRANCE (FR)
  • Chiffre d'affaires: € 3,6 MRD (2017)
  • Employés: 17'422

La décision du gouvernement Macron risque fort d’agiter un peu plus la France. Mais elle est actée : le jeudi 4 octobre, les députés français ont donné leur feu vert à la privatisation du groupe ADP – anciennement Aéroports de Paris. En clair, l’État français, qui possède 50,63% de l’entreprise, va vendre tout ou partie de ses actions. L’annonce a fait bondir le titre d’ADP. Il faut dire que la société est une machine à cash. En 2017, ADP a réalisé un bénéfice de 571 millions d’euros, en hausse de 31% par rapport à 2016. Outre le hub Paris-Charles de Gaules, le groupe ADP gère 26 aéroports à travers le monde, dans lesquels 228,2 millions de passagers ont transité en 2017. Et les perspectives du groupe aéroportuaire sont bonnes en raison de la forte croissance du trafic aérien attendue. Une majorité d’analystes recommandent de conserver l’action.

EasyJet

L’ambitieux affamé

  • Fondation: 1995
  • Siège: LONDRES-LUTON (GB)
  • Chiffre d'affaires: £ 5,9 MRD (2018)
  • Employés: 12'000

Après avoir racheté une partie des actifs d’Air Berlin en décembre 2017, EasyJet a annoncé début novembre poursuivre des discussions avec l’État italien afin d’acquérir les activités court-courriers de la compagnie aérienne déficitaire Alitalia. Avec cette politique d’acquisition, la compagnie orange s’impose dans la recomposition du ciel européen, actuellement en pleine consolidation. Après avoir transporté 88,5 millions de passagers en 2018, EasyJet prévoit d’augmenter ses capacités de 10% en 2019. La hausse des cours du pétrole, qui représente un tiers des coûts de l’entreprise, ainsi que les conséquences potentielles du Brexit poussent les analystes à la prudence. Une majorité conseille de « conserver » le titre.

Flughafen Zürich

Le leader Suisse

  • Fondation: 2000
  • Siège: KLOTEN (ZH)
  • Chiffre d'affaires: CHF 1,04 MRD (2017)
  • Employés: 1'773

Nombre de passagers en hausse, évolution positive des activités commerciales et bénéfice exceptionnel à l’étranger… Flughafen Zürich, le seul aéroport coté de Suisse, a connu une année 2017 solide, avec un bénéfice de 285,5 millions de francs en hausse de 15,1% sur un an. Pour les prochaines années, l’essor mondial du trafic aérien devrait continuer de profiter à la plateforme zurichoise où 29,4 millions de passagers ont transité en 2017 – contre 17,3 millions à Genève-Cointrin. Mais la révision de la structure des taxes d’aéroport, voulue par l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), pourrait peser sur les résultats. En effet, le texte prévoit notamment de relever de 30% à 50% les taxes sur les recettes des activités commerciales. Si cette modification est adoptée par le Conseil fédéral, le chiffre d’affaires de Flughafen Zürich pourrait chuter d’un quart à partir de 2020, selon les calculs de l’aéroport. Peu rassurés par cette perspective, les investisseurs ont vivement réagi. En novembre, le titre a perdu 15% de sa valeur le jour de l’annonce. Une action à conserver.

Fraport

Le hub de francfort

  • Fondation: 1924
  • Siège: FRANCFORT-SUR-LE-MAIN (DE)
  • Chiffre d'affaires: € 2,9 MRD (2017)
  • Employés: 20'673

La croissance globale du trafic aérien profite à l’entreprise Fraport, qui gère l’aéroport de Francfort, ainsi que plusieurs autres plateformes dans le monde, notamment les aéroports de Ljubljana (Slovénie), Varna (Bulgarie), Saint-Pétersbourg (Russie), Lima (Pérou) et Xi’an (Chine). Sur les neuf premiers mois de l’année 2018, le bénéfice de la société allemande a augmenté de 10,4%, à 377,8 millions d’euros. Les 14 aéroports régionaux grecs, qui ont rejoint le groupe Fraport en avril 2017, contribuent à ce bon résultat. L’expansion prévue de l’aéroport de Francfort devrait encore accroître les revenus, avec la mise en service du nouveau Terminal 3 en 2023. Avec près de 51% des actions détenues par la Ville de Francfort-sur-le- Main et le Bundesland de Hesse, l’entreprise Fraport est une entreprise cotée en Bourse qui reste sous contrôle public. Beaucoup d’analystes recommandent d’acheter ou de conserver l’action.

Norwegian

Le pionnier du long-courrier

  • Fondation: 1993
  • Siège: FORNEBU (NO)
  • Chiffre d'affaires: € 3,1 MRD (2017)
  • Employés: 10'000

Jusqu’ici, Norwegian Air Shuttle a repoussé toutes les demandes en mariage qui lui sont parvenues. Mais cela pourrait ne pas durer. Fondée en 1993, la compagnie scandinave est précurseur sur le segment des vols low cost long-courrier. Depuis 2013, elle affiche une croissance folle, proche de 15% par an, qui lui a permis d’atteindre le huitième rang européen, avec 30 millions de passagers transportés en 2017. Mais cette progression trop rapide s’est faite à coups d’emprunts qui grèvent aujourd’hui le budget de l’entreprise. Plombée par une dette de 2 milliards d’euros, la compagnie doit replier ses ailes. Pour se renflouer, elle a annoncé en septembre la vente de 140 avions en commande. Alors que les groupes Lufthansa et IAG ont annoncé être intéressés par un rachat de Norwegian, le titre de l’entreprise norvégienne fluctue au gré des rumeurs.

Ryanair

L’agitateur du secteur

  • Fondation: 1984
  • Siège: DUBLIN (IE)
  • Chiffre d'affaires: € 7,15 MRD (2017)
  • Employés: 13'000

Des taxes pour les obèses, des avions où l’on voyagerait debout ou même des toilettes payantes. Depuis sa création en 1984, Ryanair secoue l’industrie du transport aérien en multipliant les annonces fracassantes, par la voix de Michael O’Leary, son emblématique patron. Derrière ces provocations (pour l’heure sans lendemain), se cache une entreprise florissante. Sur l’exercice allant du 1er avril 2017 au 31 mars 2018, Ryanair a dégagé un bénéfice record de 1,4 milliard d’euros, en hausse de 10% sur un an. Les experts se montrent néanmoins prudents pour 2019. La compagnie irlandaise, qui fait face à une grogne sociale endémique, a dû se résoudre à octroyer des augmentations de salaire à son personnel, suite à une série de grèves. La hausse des cours du pétrole, ainsi que le Brexit vont également peser sur les marges de l’entreprise. Pour ces raisons, une majorité des analystes conseillent de « conserver » le titre, en attendant un temps plus clément.

Southwest

Le modèle américain

  • Fondation: 1971
  • Siège: Dallas (US)
  • Chiffre d'affaires: $21,17 MRD (2017)
  • Employés: 57'700

En 1966, Rollin King, un entrepreneur texan, et son avocat, Herb Kelleher boivent un verre dans un bar. Selon la légende, ils ont alors l’idée qui va révolutionner le transport aérien: une compagnie dont les avions seraient toujours remplis pourrait vendre ses billets deux fois moins cher. En 1971, lorsque Southwest Airlines prend son envol, elle possède déjà toutes les caractéristiques qui en feront plus tard le succès de Ryanair et d’EasyJet en Europe: des prix bas, une utilisation maximisée des appareils et des options payantes à gogo. Si depuis sa création, Southwest a connu des turbulences, elle a toujours affiché des chiffres verts. En 2017, l’entreprise a connu sa 45e année de bénéfices consécutifs, à 3,5 milliards de dollars. Une valeur sûre : que la plupart des analystes recommandent d’acheter.

 
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