Increase of margin rates on August 19, 2018. Find details here.

DISCLAIMER

Our systems have detected that you are using a computer with an IP address located in the USA.
If you are currently not located in the USA, please click “Continue” in order to access our Website.

Local restrictions - provision of cross-border services

Swissquote Bank Ltd (“Swissquote”) is a bank licensed in Switzerland under the supervision of the Swiss Financial Market Supervisory Authority (FINMA). Swissquote is not authorized as a bank or broker by any US authority (such as the CFTC or SEC) neither is it authorized to disseminate offering and solicitation materials for offshore sales of securities and investment services, to make financial promotion or conduct investment or banking activity in the USA whatsoever.

This website may however contain information about services and products that may be considered by US authorities as an invitation or inducement to engage in investment activity having an effect in the USA.

By clicking “Continue”, you confirm that you have read and understood this legal information and that you access the website on your own initiative and without any solicitation from Swissquote.

NEUF ENTREPRISES QUI DÉPOTENT

Panorama des sociétés les plus prometteuses pour les investisseurs.

Aurora Cannabis, l’ogre de Vancouver

Cette firme a déboursé 860 millions de dollars en janvier.

  • Fondation: 2013
  • Siège: VANCOUVER
  • Chiffre d'affaires: CAD 18 MIO (2017)
  • Employés: 500
  • CEO: TERRY BOOTH

Aurora Cannabis a beaucoup fait parler d’elle dès décembre dernier et en début d’année. Les rumeurs de rachat de son concurrent Cannimed – opération qui s’est finalement concrétisée le 24 janvier pour la somme de 860 millions de dollars – ont fait flamber son cours de Bourse. L’action a baissé depuis, mais cette fusion a ouvert à Aurora Cannabis un accès à près de 20% du marché de la marijuana médicale au Canada.

Cette société a la particularité d’avoir conclu trois des quatre derniers trimestres dans les chiffres noirs. Une situation qui la distingue de ses concurrents pour l’heure moins profitables, à l’instar de Canopy Growth. Reste que la rentabilité n’apparaît pas comme une donnée décisive aux yeux des investisseurs, le secteur n’en étant qu’à ses débuts et se trouvant donc en phase d’investissements. Et en dépit des nombreux accords passés par l’entreprise avec des partenaires institutionnels, elle demeure beaucoup moins connue que Canopy Growth auprès des usagers lambda. Beaucoup d’analystes recommandent de conserver (HOLD) l’action, cette dernière étant déjà bien valorisée.

Canopy Growth, le leader canadien

La société basée dans l’Ontario a pris une avance remarquable.

  • Fondation: 2014
  • Siège: SMITHS FALLS (ONTARIO)
  • Chiffre d'affaires: CAD 40 MIO (2017)
  • Employés: 700
  • CEO: BRUCE LINTON

« Nous voulons dominer le monde. » En septembre 2016, le CEO de Canopy Growth, Bruce Linton, dévoile ses ambitions planétaires. Loin de le trouver mégalomane, ses actionnaires applaudissent à tout rompre. C’est que, depuis sa création, Canopy ne cesse de croître avec succès, multipliant acquisitions et projets d’expansion.

L’histoire débute en 2014, lorsque la start-up Tweed Marijuana, qui sera renommée Canopy en 2015, reçoit l’autorisation de produire et de vendre du cannabis thérapeutique au Canada. L’entreprise achète alors une ancienne usine de chocolat à Smiths Falls dans l’Ontario, afin d’y faire pousser de la marijuana. Mais le site, qui s’étend tout de même sur 46’000 m2, ne suffit pas à Bruce Linton. En 2015, Tweed rachète son concurrent Bedrocan pour 61 millions de dollars. Puis avale en 2016 un autre poids lourd du secteur, Mettrum, pour 430 millions. L’entreprise devient alors la première licorne du cannabis avec une valorisation dépassant un milliard de dollars.

Grâce à ces acquisitions, Canopy s’est imposé comme le leader de l’industrie du cannabis au Canada. Une majorité d’analystes recommandent l’achat du titre, qui possède encore un potentiel de hausse. Actuellement, Canopy s’arroge 30% du marché du cannabis thérapeutique au Canada et les analystes s’attendent à ce que l’entreprise s’empare de la même proportion du marché récréatif lorsque celui-ci sera légalisé en juillet prochain. Pour y parvenir, la société a annoncé en octobre qu’elle allait doubler sa production d’ici à cet été.

Et l’international va représenter un autre relais de croissance. Après avoir choisi le rappeur américain Snoop Dogg comme tête d’affiche, l’entreprise s’est en effet installée au Brésil et en Australie en 2016, puis a mis un pied en Europe avec le rachat de la société allemande Medcann en novembre 2016. « Canopy représente un investissement attrayant, souligne Martin Landry, analyste chez GMP Securities. Ils sont très bien placés pour conquérir le marché planétaire. »

Ce développement à vitesse accélérée a certes un coût : en 2017, Canopy a affiché une perte opérationnelle de 17 millions de dollars canadiens (soit 12,7 millions de francs, ndlr). Mais Martin Landry souligne que le partenariat prometteur noué avec le producteur d’alcool Constellation Brands, qui a injecté près de 200 millions de dollars en octobre, change la donne : « Cet afflux de fonds va permettre à Canopy de réaliser son ambitieux plan d’expansion. Et il devrait également ouvrir les portes d’un nouveau business juteux: celui des boissons au cannabis. »

MedReleaf, un géant en puissance

L’entreprise prévoit de multiplier ses capacités de production par quatre d’ici à la fin de 2018.

  • Fondation: 2013
  • Siège: MARKHAM (ONTARIO)
  • Chiffre d'affaires: CAD 40,3 MIO (2017)
  • CEO: NEIL J. CLOSNER

« J’aime beaucoup MedReleaf », glisse Martin Landry, analyste chez GMP Securities. Si l’entreprise basée à Markham, au nord de Toronto, est moins connue que ses concurrents Canopy ou Aphria, il faut avouer qu’elle ne manque pas de perspectives. MedReleaf compte bien croquer une part du marché récréatif. Pour cela, l’entreprise s’est lancée dans un important programme de développement. En février 2018, elle a annoncé le rachat de plus de 660’000 m2 de terrain (164 acres), ce qui devrait faire passer ses capacités de production de 35’000 kg de cannabis par an en 2017 à 140’000 kg à la fin de l’année 2018.

MedReleaf a également des visées sur le marché international du cannabis thérapeutique. Déjà présente en Australie depuis 2017, l’entreprise a signé en mars 2018 un partenariat avec la société allemande Cannamedical. Elle deviendra ainsi l’un des principaux fournisseurs des pharmacies allemandes. Comme la plupart des analystes, Martin Landry « recommande l’achat du titre », d’autant qu’il paraît sous-évalué par rapport à la concurrence.

Aphria, l’autre poids lourd canadien

Cette firme multiplie les partenariats et acquisitions.

  • Fondation: 2014
  • Siège: LEAMINGTON (ONTARIO)
  • Chiffre d'affaires: CAD 20 MIO (2017)
  • Employés: 150
  • CEO: VIC NEUFELD

« Aphria a de très nombreux atouts, estime Noel Atkinson de Clarus Securities. Cette entreprise bien établie produit 240’000 kg de cannabis par an. Ces volumes élevés couplés à un processus de production sophistiqué lui permettent d’afficher les coûts de production les plus bas du marché. En outre, comme son management est très compétent, elle entretient d’excellentes relations avec ses clients. »

Sur son site internet, Aphria joue clairement la carte du cannabis à usage médical, vendu séché en pot ou sous forme d’huiles diverses. Mais selon Noel Atkinson, l’entreprise se tient prête à faire évoluer sa ligne de produits et sa stratégie marketing dès le 1er juillet : « Le business du cannabis récréatif devrait prochainement représenter 90% du marché, rappelle l’analyste. Les grandes entreprises vont se repositionner sur ce segment. »

Aphria dispose d’une structure solide. Elle a tissé ces deux dernières années de nombreux partenariats, comme avec la pharmacie canadienne Shoppers Drug Mart, qui va écouler ses produits en ligne. En janvier dernier, elle a par ailleurs avalé un concurrent de taille, la société Nuuvera, basée en Ontario, pour 330 millions de dollars. Cette dernière est très bien positionnée à l’international, notamment en Allemagne et en Italie, anticipant de futurs assouplissements législatifs dans ces pays. Les analystes recommandent l’achat de l’action Aphria ou estiment a minima qu’elle va surperformer le marché.

CannTrust, le petit nouveau

L’entreprise a noué un partenariat de choix avec la pharma Apotex.

  • Fondation: 2014
  • Siège: VAUGHAN (ONTARIO)
  • Chiffre d'affaires: CAD 20,7 MIO (2017)
  • CEO: ERIC PAUL

Avec une surface de production de moins de 5'000 m2 en 2017, CannTrust fait figure de David face aux Goliath que sont Canopy ou MedReleaf. Mais l’entreprise, qui est entrée à la Bourse de Toronto en août 2017, grandit rapidement. Elle vient d’achever une extension de 23’000 m2 et une deuxième parcelle devrait être opérationnelle en juin 2018. La surface de production atteindra alors près de 50’000 m2, soit une multiplication par dix en une année seulement.

Pour assurer sa croissance, CannTrust peut compter sur un partenaire de choix : Apotex. Peu connue de ce côté de l’Atlantique, Apotex est la cinquième entreprise pharmaceutique au Canada. Ensemble, les deux compagnies développent de nouveaux produits dérivés du cannabis. Au plan international, CannTrust a créé en mars une joint-venture avec l’entreprise danoise Stenocare. Cette opération permettra à la société canadienne d’exporter sa production vers le Danemark, pays qui autorise le cannabis thérapeutique depuis le 1er janvier 2018.

« CannTrust est un petit acteur sous-coté, souligne Martin Landry, analyste chez GMP Securities. Je recommande l’achat du titre, avec un objectif de cours de 17 dollars, contre moins d’une dizaine actuellement. »

Hydropothecary, l’innovateur

Cette start-up québécoise développe des produits inédits.

  • Fondation: 2013
  • Siège: GATINEAU (QUÉBEC)
  • Chiffre d'affaires: CAD 4,1 MIO (2017)
  • Employés: 130
  • CEO: SEBASTIEN ST. LOUIS

Entrée en Bourse l’an dernier, Hydropothecary s’est fait un nom auprès des investisseurs. La société québécoise a pris le leadership sur le segment premium en proposant des produits souvent uniques sur le marché, très bien packagés et dûment homologués par les autorités. Elle propose par exemple des capsules de cannabis, des huiles, des poudres ou encore des sprays aromatisés.

Ce positionnement singulier pourrait sourire tout particulièrement à Hydropothecary une fois le marché du cannabis récréatif légalisé. En attendant, la jeune société a enregistré une commande record en février dernier : les autorités du Québec, qui piloteront la vente de cannabis dans la Province, lui ont acheté pour 20’000 kg de marijuana.

D’importants travaux d’agrandissement sont actuellement en cours sur le site de l’entreprise, à Gatineau. La surface cultivable devrait ainsi atteindre 120’000 m2 en décembre 2018, permettant une production de 100’000 kg de cannabis séché par an. En raison des prix peu élevés du terrain, de l’eau et de l’électricité dans la région, Hydropothecary affiche les coûts de production parmi les plus bas du marché. Seul bémol : une plus forte exposition au risque en cas de problème sur son unique site.

La plupart des analystes recommandent l’achat de l’action, à l’instar de Vahan Ajamian de Beacon Securities, qui fixe l’objectif de cours à 8,50 dollars. Étant donné la faible capitalisation de l’entreprise – par rapport à celle des poids lourds du secteur – l’analyste n’exclut pas qu’elle soit rachetée par un concurrent.

Insys Therapeutics, le cannabis synthétique

L’entreprise américaine veut devenir le leader des médicaments à base de THC.

  • Fondation: 1990
  • Siège: CHANDLER (ARIZONA)
  • Chiffre d'affaires: $140,7 MIO (2017)
  • Employés: 350
  • CEO: JOHN KAPOOR

Changement de cap pour Insys. L’entreprise, qui est connue pour son produit phare Fentanyl, revoit sa stratégie sur fond de gros scandale. John Kapoor, son fondateur, est en effet accusé d’avoir soudoyé des médecins afin qu’ils prescrivent cet analgésique cent fois plus puissant que la morphine – ce qui a engendré d’innombrables overdoses. Si l’entrepreneur a plaidé non-coupable, Insys a annoncé qu’il arrêtait de se concentrer sur les opioïdes pour se tourner vers les cannabinoïdes, ces molécules présentes dans la marijuana.

L’entreprise commercialise ainsi le Dronabinol, une forme synthétique du THC naturel, autorisé aux États-Unis pour le traitement des anorexies liées au sida. Mais les ventes du Dronabinol ne compensent pas le recul du Fentanyl. « Le chiffre d’affaires d’Insys s’affiche en recul et les fonds propres ont fondu, souligne Jérôme Schupp, analyste chez Prime Partners. Actuellement, cette entreprise n’est ni un succès commercial ni une réussite boursière. » Mais pas forcément un mauvais investissement : la faible capitalisation actuelle incite en effet une majorité des analystes à recommander l’achat du titre.

Zynerba, le cannabis en pommade

Cette pharma possède deux candidats médicaments dans son pipeline.

  • Fondation: 2007
  • Siège: DEVON (US)
  • Chiffre d'affaires: 0 (2017)
  • Employés: 22
  • CEO: ARMANDO ANIDO

Contrairement à d’autres sociétés pharmaceutiques, comme Insys ou Cara Therapeutics, l’américaine Zynerba Pharmaceuticals se consacrent uniquement au développement de médicaments à base de cannabinoïdes synthétiques – ces molécules actives présentes naturellement dans la marijuana. Actuellement, l’entreprise possède deux produits dans son pipeline : le ZYN001 et le ZYN002. Lors d’essais précliniques, le premier, qui contient du THC, a montré des effets intéressants dans le traitement du syndrome neurologique de Gilles de La Tourette. Mais il reste à un stade précoce de développement et donc très loin de garnir nos pharmacies.

Plus avancé, le ZYN002 est un gel à base de Cannabidiol (CBD) synthétique. Lors d’essais cliniques de phase II, c’est-à-dire sur un nombre restreint de patients, son application sur la peau s’est avérée bénéfique dans le traitement du syndrome du X fragile (une maladie génétique) et de certaines formes d’épilepsie. Les analystes jugent ces résultats prometteurs et recommandent l’achat du titre. Néanmoins, cet investissement n’est pas dénué de risque. Comme l’ensemble de ses produits se trouvent en développement, Zynerba ne possède aucun revenu. Son capital est suffisant pour continuer ses recherches jusqu’en 2019. Au-delà, rien n’est garanti.

GW Pharmaceuticals, le pionnier

La société britannique est la première pharma à avoir développé un médicament à base de cannabis.

  • Fondation: 1998
  • Siège: CAMBRIDGE (GB)
  • Chiffre d'affaires: $11 MIO (2017)
  • Employés: 583
  • CEO: JUSTIN GOVER

Les vertus du cannabis sont connues depuis l’Antiquité. Les Romains, par exemple, soulageaient les femmes lors de l’enfantement grâce à cette plante, qui a fait partie de la pharmacopée jusque dans les années 1950. Puis les sixties sont passés par là et la marijuana a été interdite partout dans le monde. Les entreprises pharmaceutiques ont alors délaissé cette substance au profit d’autres antidouleurs, comme les opioïdes.

La fin de l’histoire ? Absolument pas ! En 1998, deux chercheurs, Geoffrey Guy et Brian Whittle, obtiennent l’autorisation du gouvernement britannique de cultiver du cannabis, afin d’étudier ses propriétés pharmacologiques. Ensemble, ils créent GW Pharmaceuticals qui lance moins d’un an plus tard son premier essai clinique. Ces recherches conduisent à la mise au point du Sativex, le premier médicament à base de cannabis (il contient du THC et du CBD). Après plus d’une vingtaine d’études cliniques portant sur plus de 3'000 patients, le Sativex obtient une autorisation de mise sur le marché dans une trentaine de pays, dont la Suisse, pour lutter contre les spasmes de la sclérose en plaques. GW développe également l’Epidiolex, un médicament à base de CBD extrait du cannabis. Très prometteur, ce produit attend une autorisation de mise sur le marché pour le traitement d’une forme sévère d’épilepsie.

Mais toutes ces recherches sont onéreuses : « En 2017, GW a perdu près de 175 millions de dollars et ses fonds propres sont en chute libre », prévient Jérôme Schupp, analyste chez Prime Partners. Les analystes recommandent néanmoins l’achat du titre. Un pari risqué mais qui peut s’avérer gagnant si la Food and Drug Administration (FDA) autorise l’Epidiolex. Sa décision est attendue en juin 2018.

 
Live chat