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“L’IA a le pouvoir de révolutionner la quasi-totalité des industries.”

Le marché de l’intelligence artificielle connaît un développement fulgurant. Les poids lourds du web, notamment Google et Facebook, font la course en tête.

© GOOGLE

En 2016, pour la première fois, une machine a battu le champion du monde de go, un jeu réputé pour sa subtilité et sa complexité. Cette victoire du programme AlphaGo, développé par Google DeepMind, a mis une fois de plus l’intelligence artificielle (IA) sur le devant de la scène.

Capable de résoudre des problèmes complexes, ce type d’interfaces trouve de plus en plus d’applications concrètes. Les voitures sans conducteurs ou les assistants à commande vocale constituent des exemples particulièrement frappants. Aditya Kaul, directeur de recherche au cabinet d’études Tractica, décrypte ce marché en plein essor.

Peut-on quantifier le marché de l’intelligence artificielle?

Nous prévoyons une très forte croissance du marché global au cours de la décennie à venir. Estimé à 643,7 millions de dollars en 2016, il devrait atteindre près de 38 milliards de dollars à l’horizon 2025, soit une multiplication par plus de 50. Cette expansion sera portée principalement par les secteurs des produits de consommation, des services aux entreprises, de la publicité, de la finance, des médias et de la défense. Mais nous estimons que l’IA dispose d’applications potentielles dans la quasitotalité des industries et qu’elle provoquera des bouleversements comparables à ceux de la révolution informatique des années 1980-1990 ou de la révolution mobile des années 2000. Aujourd’hui, nous constatons une forte progression de son utilisation dans la santé, par exemple pour analyser de l’imagerie médicale, mais aussi dans le domaine légal, dans l’assurance ou la vente.

À l’heure actuelle, qui sont les principaux acteurs du marché?

Les grandes compagnies internet comme Google, Facebook et Amazon se trouvent clairement à la pointe et investissent massivement dans ce domaine. En deuxième position, on trouve l’industrie automobile, engagée dans une course pour produire la première voiture sans conducteur, en particulier Google, Tesla, Toyota, Baidu et General Motors. Et en amont, il ne faut pas oublier les fabricants de processeurs, à l’instar de Nvidia, spécialiste des processeurs graphiques (GPU). Cette entreprise californienne, actuellement en plein boom, est clairement devenue le principal fournisseur pour le marché de l’IA.

L’une des grandes entreprises du numérique se démarque-t-elle?

Il est difficile d’identifier clairement un gagnant. Google se trouve certainement dans le peloton de tête. La firme a profondément transformé son moteur de recherche: l’année dernière, des éléments d’IA étaient utilisés pour répondre à près d’un tiers des requêtes. L’IA a par ailleurs permis de réduire la consommation d’énergie de ses data centers de 40%. Google a aussi racheté l’entreprise DeepMind en 2014, qui travaille au développement d’un système d’IA forte (soit une machine dont l’intelligence peut être appliquée à n’importe quel problème, ndlr). C’est ce programme qui a battu l’an dernier le champion du monde du jeu de go.

Facebook avance aussi très vite. Le réseau social dispose d’une quantité énorme de données sur lesquelles il peut entraîner ses algorithmes. Il a créé une bibliothèque d’algorithmes pour ses ingénieurs afin de réduire le temps nécessaire au développement de nouvelles applications d’IA. Avec un millier de spécialistes travaillant sur son assistant vocal Echo, Amazon se trouve également dans une position intéressante. Sans compter l’utilisation de robots dans ses entrepôts et de drones pour livrer ses produits.

Qu’en est-il des autres géants californiens?

Apple semble un peu à la traîne. Ils ne communiquent pas beaucoup sur le sujet et personne ne sait où ils en sont. Il faut attendre le prochain iPhone pour se faire une idée. Reste que leur assistant vocal Siri n’est pas très impressionnant si on le compare aux produits similaires d’Amazon ou de Google. Microsoft ne cesse de répéter toute l’attention qu’il porte à la discipline mais n’a pas montré de résultats très convaincants jusqu’ici. Quant à IBM, son programme Watson, qui aide les entreprises à résoudre des problèmes à l’aide de l’IA, ne dégage pas de revenus significatifs à ce stade.

En matière de recherche, où les principales avancées ont-elles lieu aujourd’hui?

Depuis cinq ans environ, nous assistons à un glissement des laboratoires des universités vers les grandes entreprises, qui ont pris le lead dans la recherche et le développement. Le monde académique se bat pour conserver ses chercheurs. La grande question aujourd’hui est de savoir quel impact aura cette situation et si un modèle dans lequel tous les cerveaux les plus brillants travaillent pour Google ou Fabebook est tenable.

Et qu’en est-il des start-up?

Lors de nos recherches, nous avons identifié plus de 2’000 start-up qui affirment travailler sur l’IA. Nous estimons qu’environ 500 à 600 d’entre elles sont crédibles. La plupart sont actives dans des niches très spécifiques. On peut citer l’exemple d’Edited, une entreprise londonienne du domaine de la mode qui analyse des données pour aider les magasins à optimiser leur assortiment, leurs prix ou à identifier le meilleur moment pour lancer un produit. On peut aussi mentionner Captricity, une start-up californienne qui utilise l’IA pour convertir la paperasse des entreprises en données numériques.

Quels conseils donneriez-vous aux investisseurs qui souhaitent miser sur l’IA?

Parmi les différents types d’IA, il faut être attentif à l’apprentissage profond (deep learning), qui a permis de rapides progrès dans le domaine de la reconnaissance vocale et d’images. Il faut aussi comprendre que l’IA n’a pas d’utilité sans données. Il convient donc de se demander si l’entreprise dans laquelle on veut investir dispose de données ou a la capacité d’en obtenir. Un dernier point primordial concerne les algorithmes. Les entreprises les mieux positionnées sont celles qui investissent et innovent le plus dans ce domaine.

 
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