Les marchés opéreront avec un horaire réduit durant les fêtes de fin d'année. Consultez notre horaire spécial pour plus de détails. Clients Forex | Clients Trading

DISCLAIMER

Our systems have detected that you are using a computer with an IP address located in the USA.
If you are currently not located in the USA, please click “Continue” in order to access our Website.

Local restrictions - provision of cross-border services

Swissquote Bank Ltd (“Swissquote”) is a bank licensed in Switzerland under the supervision of the Swiss Financial Market Supervisory Authority (FINMA). Swissquote is not authorized as a bank or broker by any US authority (such as the CFTC or SEC) neither is it authorized to disseminate offering and solicitation materials for offshore sales of securities and investment services, to make financial promotion or conduct investment or banking activity in the USA whatsoever.

This website may however contain information about services and products that may be considered by US authorities as an invitation or inducement to engage in investment activity having an effect in the USA.

By clicking “Continue”, you confirm that you have read and understood this legal information and that you access the website on your own initiative and without any solicitation from Swissquote.

Les fermes aquatiques prolifèrent

L’aquaculture est une industrie en plein boom, qui multiplie les innovations. Une tendance alimentée par la demande croissante pour les produits issus de la mer et par les ravages de la surpêche. © iStock

Plus de la moitié des poissons et fruits de mer consommés sur le plan mondial proviennent de l’aquaculture. Ce secteur d’activité, qui désigne la culture d’organismes aquatiques en milieu fermé (dans des étangs, des bassins, en rivière ou en bord de mer), a pris une ampleur monumentale.

«L’aquaculture génère chaque année plus de 100 millions de tonnes de produits», indique Tore Tonseth, analyste chez Sparebank 1, qui suit cette industrie. Parmi les espèces élevées de cette façon figurent le saumon, le tilapia,la truite, le bar, les crevettes, les noix de St-Jacques et les huîtres, ainsi que certaines sortes d’algues. «Environ 90% de la production a lieu sur de petites fermes familiales composées d’une série d’étangs basiques, préciset- il. Le saumon est la seule espèce élevée de façon industrielle, principalement en Norvège et au Chili.»

Si l’aquaculture se porte si bien, c’est en raison de la hausse de la demande pour le poisson et les fruits de mer, qui fait écho à l’émergence d’une classe moyenne dans les pays en voie de développement. «Les consommateurs sont de plus en plus attentifs au bilan écologique de leurs aliments, complète Tore Tonseth. Or, les poissons et fruits de mer représentent une source de protéines bien plus efficiente sur le plan environnemental que le boeuf ou d’autres sortes de viande.» À cela s’ajoute une baisse importante des stocks de poissons en haute mer en raison de la surpêche.

L’aquaculture se heurte toutefois à une série de défis écologiques. Les déchets organiques produits par les poissons et fruits de mer, ainsi que les grandes quantités d’antibiotiques qui leur sont donnés, polluent les océans. De même, l’établissement de fermes à crevettes le long des côtes a provoqué la destruction de vastes zones de mangroves en Thaïlande, en Inde, au Costa Rica et en Équateur. Nourrir les espèces carnivores comme le saumon, le bar ou la truite requiert en outre d’importantes quantités de farines animales, composées de petits poissons (anchois, sardines, harengs). Une situation qui a débouché sur une surpêche de ces derniers…

Et il y a les maladies. «De nombreuses fermes produisant du saumon ont récemment été décimées par des infestations de poux de mer, note Lage Bohren, analyste chez Carnegie Investment Bank, spécialiste de cette industrie. Les éleveurs se sont longtemps reposés sur l’usage de pesticides, mais les parasites ont commencé à développer des résistances envers ces produits.»

Toutefois, le bilan écologique de ces installations n’est pas aussi sombre qu’il y paraît. Au niveau global l’aquaculture offre en effet comme avantage de limiter fortement la surpêche, laquelle constitue un fléau bien plus grand pour les océans que la pollution côtière résiduelle. En outre, si les petites fermes familiales se voient à juste titre pointées du doigt, les grands groupes, à l’instar des norvégiens SalMar ou Marine Harvest, sont soumis quant à eux à des normes environnementales très strictes.

Avalanche d'innovations

Face à ces enjeux, l’industrie de l’aquaculture multiplie les innovations. «La société norvégienne SalMar va se mettre à tester cet automne de gigantesques structures circulaires en acier, qui peuvent contenir huit fois plus de saumons que les cages traditionnelles et, surtout, peuvent être déployées au large, là où les poux de mer ne pourront plus atteindre les poissons, en raison des forts courants marins», détaille l’analyste Lage Bohren.

La start-up californienne Calysta a développé des pastilles protéinées à base de microorganismes, pour nourrir les poissons. © Calysta

Autre projet pharaonique, celui du norvégien NSK Ship Design. Cette entreprise a créé une ferme à saumons et à truites hébergée sur un navire long de 430 mètres, qui peut contenir jusqu’à 10’000 tonnes de poissons. Ce mastodonte des mers offre l’avantage de pouvoir se déplacer au gré des courants et des tempêtes, et de bénéficier ainsi de conditions optimales pour l’élevage.

La firme Marine Harvest a de son côté développé des mini-fermes en forme d’oeuf, destinées à être déployées au large des côtes. «Ces structures sont entièrement étanches, ce qui empêche l’eau de mer infestée de parasites de contaminer les poissons», précise Lage Bohren.

L’entreprise espagnole Smart Floating Farms a, quant à elle, développé une ferme à aquaculture entièrement autosuffisante: alimentée par l’énergie solaire. Elle fait pousser des plantes par hydroponie qui servent à nourrir les poissons. Les déchets organiques produits par ces derniers sont à leur tour utilisés comme fertilisants pour les végétaux.

Autre projet pharaonique, une ferme à saumons et à truites hébergée sur un navire de 430m de long

L’innovation concerne également les aliments donnés aux poissons. «Certaines entreprises se sont mises à leur donner des insectes ou des algues comme source de protéines ou d’Oméga 3», souligne Tore Tonseth. La start-up californienne Calysta a même développé des pastilles protéinées à base de micro-organismes dérivés du processus naturel de la fermentation.

Cargill développe pour sa part des farines animales plus efficientes, notamment en adaptant la composition de ces dernières aux conditions maritimes ou à la phase du cycle de vie des poissons. Certaines contiennent des nucléotides et des vitamines qui permettent à ces animaux aquatiques de mieux lutter contre les poux de mer. D’autres sont composées d’un cocktail de nutriments destiné à augmenter leur masse. Le groupe américain est notamment parvenu à engendrer des tilapias plus ronds, qui résistent mieux au transport… et dont le goût est meilleur.

Les entreprises à suivre

Marine Harvest

Le roi du saumon

  • Siège: Bergen (NO)
  • Chiffre d'affaires: €3,5 Mrd. (CA 2016)
  • Employés: 12'717

Le numéro un mondial du saumon domine très largement ce marché, avec plus de 400’000 tonnes de poissons produites chaque année. «Cette entreprise possède en outre une exposition géographique diversifiée, avec une présence en Norvège, au Chili, en Écosse, au Canada et en Irlande, soit dans toutes les grandes zones productrices de saumon», note Tore Tonseth, analyste chez Sparebank 1. La firme profite tout comme ses compétiteurs du prix élevé de ce poisson, qui lui assure une marge brute (EBIT) de 30 ou 40%. Autre avantage: son niveau élevé de liquidités, qui lui permettra de procéder à des acquisitions ces prochaines années.

SalMar

Rebond norvégien en vue

  • Siège: Froya (NO)
  • Chiffre d'affaires: $1,1 Mrd. (CA 2016)
  • Employés: 1'357

SalMar domine l’industrie du saumon en Norvège. Sur le plan mondial, il est le quatrième plus important producteur de cette espèce. «Cette entreprise est caractérisée par une équipe de direction forte, des méthodes de production bon marché et une culture d’entreprise axée sur l’efficacité», indique Lage Bohren, analyste chez Carnegie Investment Bank. La firme a toutefois été très affectée par l’épidémie de poux de mer qui frappe toute la filière. L’expert y voit malgré tout un bon investissement, car le prix du saumon va rester élevé ces deux ou trois prochaines années, en raison d’une demande mondiale en hausse.

 
Live chat