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A321NEO LR: l’avion qui change tout

La version long-courrier de l’appareil d’Airbus, qui vient d’entrer en service commercial, va chambouler le marché des vols transatlantiques.

Si vous voyagez régulièrement avec EasyJet, vous êtes certainement déjà monté à bord d’un Airbus A321. Cet avion monocouloir, c’est-à-dire ne possédant qu’une allée centrale dans sa cabine, était jusqu’ici réservé aux vols de courte durée, du type Genève-Barcelone ou Zurich-Londres. Mais ça, c’était avant. La dernière version de cet avion, l’A321neo LR (long range), doté de réacteurs plus efficients, est en effet capable de parcourir d’une traite 7400 kilomètres – une distance jusqu’ici réservée à des appareils bicouloirs beaucoup plus gros. Ce modèle est donc capable d’assurer des liaisons comme Zurich-New York, Lisbonne-Recife, Dubaï-Pékin, Kuala Lumpur-Tokyo ou encore Singapour-Sydney. Une petite révolution. « L’A321 LR va bouleverser le marché des vols long - courriers en permettant d’ouvrir des lignes qui n’existaient pas encore, prédit Xavier Tytelman, expert aéronautique pour le cabinet CGI Business Consulting. Cela va conduire à une réorganisation générale du ciel. »

En effet, l’énorme quantité de carburant nécessaire aux vols longue distance imposait jusqu’ici l’utilisation d’avions de grande taille, embarquant 300 à 400 passagers. Pour rentabiliser ces gros-porteurs, les compagnies aériennes n’avaient d’autres choix que de les faire décoller depuis des hubs, des aéroports géants situés dans des grandes villes, capables de drainer suffisamment de voyageurs.

Résultat : le réseau aérien s’est construit comme une toile d’araignée : des avions monocouloirs convergent depuis les aéroports régionaux vers de gigantesques hubs, d’où les passagers peuvent embarquer pour des vols longue distance. Un système quel’A321neo LR, qui compte entre 200 et 240 places selon la configuration de la cabine, promet de bouleverser. « L’exploitation de cet avion, va permettre de proposer depuis des aéroports locaux de nouvelles destinations long-courrier, qui ne seraient pas rentables commercialement avec des gros-porteurs, explique Jean-Baptiste Nau, expert en aéronautique pour le cabinet de conseil Wavestone. On connaît le Paris-New York, on aura demain un Toulouse-New York. »

Ces vols dits de point à point sont l’apanage des compagnies low cost, qui voient en l’A321neo LR l’outil qui leur permettra de s’imposer sur le long - courrier. Concrètement, plutôt que de concurrencer les géants historiques sur un Londres-New York, par exemple, elles pourraient inaugurer des lignes inédites comme Boston-Bristol.

 

« ON CONNAÎT LE PARIS-NEW YORK, ON AURA DEMAIN UN TOULOUSENEW YORK »

Jean-Baptiste Nau, expert en aéronautique pour le cabinet de conseil Wavestone

 

C’est le pari de Norwegian, la plus grande des low cost long-courriers en Europe, qui a commandé 30 A321neo LR en 2016, afin d’ouvrir des liaisons entre Bordeaux et les États-Unis. La compagnie israélienne à prix attractifs Arkia, qui a reçu le premier exemplaire de l’A321neo LR en novembre 2018, l’exploite, quant à elle, pour la desserte de l’Europe et de l’Asie au départ d’Israël. 

La menace est jugée suffisamment crédible pour qu’Air France la cite dans ses orientations stratégiques : « Face au développement des avions monocouloirs sur le long-courrier (…), écrit la compagnie française, nous devons étudier avec le plus grand sérieux cette nouvelle forme de concurrence afin de réagir. » Une réaction est également attendue chez Boeing. Pour l’instant, l’avionneur américain ne possède pas d’avion capable de rivaliser avec l’A321neo LR. Son B737 Max 8, dont un exemplaire de la compagnie Lion Air s’est crashé fin octobre, emporte moins de passagers que le modèle d’Airbus et dispose d’une autonomie moindre. La compagnie Norwegian l’exploite sur des routes transatlantiques plus courtes, notamment entre Dublin et Newburgh dans l’État de New York.

 

 

 
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