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L'exception suisse

Généreuses en dividendes, les firmes helvétiques se sont distinguées de leur voisines européennes en 2020.

Seule région du Vieux-Continent où la rétribution des actionnaires est restée stable entre 2019 et 2020, « la Suisse a été le héros des dividendes en Europe », écrivent les auteurs du Janus Henderson Global Dividend Index. Comment expliquer l’exception helvétique ? « Les sociétés suisses possèdent une bonne santé financière, répond Jérôme Schupp, analyste chez Prime Partners. Très peu d’entre elles ont eu besoin de diminuer leur dividende pour passer la crise. » Un avis partagé par Eleanor Taylor Jolidon : « Les versements de dividendes par les entreprises suisses reflètent leur qualité », souligne la coresponsable de la gestion Actions suisses et globales à l’Union Bancaire Privée (UBP). Parmi les 20 sociétés figurant au Swiss Market Index (SMI), l’indice phare de la place boursière helvète, trois seulement, Swatch, Alcon et Richemont, ont décidé de baisser la rétribution de leurs actionnaires.

Si l’on élargit le spectre en regardant les 214 entreprises de l’indice Swiss Performance Index (SPI), seulement un dixième des sociétés ont choisi de supprimer leur dividende. Parmi elles figurent notamment le fabricant de prothèses auditives Sonova, le groupe de médias TX Group (ex-Tamedia), le spécialiste des hôtels et cliniques de luxe Aevis Victoria, le logisticien Kühne+Nagel, le groupe de boutiques hors taxe Dufry, l’exploitant de kiosques Valora ou encore la société de publicité en extérieur APG/SGA. Si la liste semble longue, en proportion elle reste bien plus réduite que chez nos voisins européens où environ un quart des sociétés cotées sur l’indice Euro Stoxx ont supprimé leur dividende versé pour le compte de l’année 2019.

 

Credit Suisse et UBS ont pu verser l’intégralité des dividendes prévus à leurs actionnaires

 

Hormis la qualité des entreprises suisses, d’autres facteurs expliquent la résilience helvète, notamment le ton des autorités qui fut moins coercitif qu’en Europe, en particulier envers le secteur bancaire. Credit Suisse et UBS ont ainsi pu verser l’intégralité des dividendes prévus à leurs actionnaires, alors même que ceux des banques européennes n’ont, pour la plupart, rien perçu.

Autre différence notable entre la Suisse et ses voisins européens : la Bourse suisse, en particulier le SMI, ne comporte pas ou peu d’entreprises actives dans des secteurs très touchés par la pandémie : « Des géants comme la compagnie aérienne Lufthansa, qui ont reçu des millions de l’État allemand pour survivre, n’ont légalement pas le droit de verser des dividendes en raison des aides perçues, explique Jérôme Schupp. C’est également le cas ici, où les entreprises bénéficiant des crédits Covid garantis par la Confédération ne sont pas autorisés à rétribuer leurs actionnaires jusqu’à la fin du remboursement. Mais en Suisse, il s’agit essentiellement de petites sociétés non cotées en Bourse. Et non de mastodontes comme IAG (propriétaire de British Airways) ou Air France, pour ne parler que des compagnies aériennes. »

 
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