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Les rois du stream

Le marché du streaming est dominé par une poignée de géants américains.
Mais quelques acteurs, principalement en Asie, se démarquent. Tour d’horizon.

ALPHABET

Le frisson du « cloud gaming »

  • Fondation: 2015
  • Siège: MOUNTAIN VIEW (US)
  • Chiffre d'affaires: $161 MRD (2019)
  • Employés: 98'771

Google n’est pas exactement un novice en matière de streaming. La firme de Mountain View, faut-il le rappeler, a racheté YouTube en 2006 déjà. L’incontournable site d’hébergement de vidéos affole les statistiques avec ses milliards d’heures de vidéo visionnées quotidiennement dans le monde. Selon une étude de Statista, YouTube représentait ainsi 37% du trafic internet mondial sur mobile en mars 2019. Autant dire une domination écrasante. Difficile également de ne pas mentionner Google Play, autre produit phare de l’américain, riche en contenu (films, séries TV, musiques, livres…).

C’est toutefois d’une plateforme largement moins fréquentée qu’il a été beaucoup question ces dernières semaines, s’agissant de Google. La firme américaine subit en ce moment le contrecoup du lancement raté de Stadia, son service de jeux vidéo en streaming, inauguré dans 14 pays en novembre dernier. Google se refuse pour l’heure à donner un chiffre officiel du nombre d’abonnements, mais on semble très loin des scores affichés par les ténors de l’industrie, Sony et Microsoft, lors du lancement d’une nouvelle console. Sur le papier, le projet semble pourtant séduisant. Pour 9,99 euros par mois, il est possible de jouer en streaming à 22 jeux parmi les plus en vue du moment (Red Dead Redemption 2, Destiny 2, NBA 2K, etc.). Une manette et une mini-rondelle baptisée Chromecast à brancher sur la TV via USB sont fournies avec le pack Founder’s Edition.

Mais voilà, la plateforme est sous le feu des critiques depuis son lancement. La réactivité du système ne serait pas aussi optimale qu’espéré, surtout avec une connexion Wi-Fi, et de nombreux utilisateurs se plaignent d’un manque de suivi. Google a annoncé qu’il prévoyait d’étendre à terme à plus de 120 le nombre de jeux disponibles, sans donner beaucoup plus de précisions à ce jour.

À condition de surmonter ces difficultés techniques, le jeu en streaming est toutefois susceptible d’ouvrir des perspectives fascinantes à Google. La collecte des données comportementales des utilisateurs de Stadia pourrait en effet servir de source de revenu principale : la publicité. Les jeux en ligne pourraient par ailleurs lui permettre de mieux comprendre l’état d’esprit d’une communauté et de rattraper son retard dans les réseaux sociaux – Google+ n’ayant pas réussi à concurrencer Twitter et Facebook.

AMAZON

La puissance prime

  • Fondation: 1994
  • Siège: SEATTLE (US)
  • Chiffre d'affaires: $232.9 MRD (2018)
  • Employés: 750'000

Vingt-six ans après la fin de Star Trek The Next Generation, Patrick Stewart ne voulait plus remettre le costume de Jean‑Luc Picard et remonter à bord de l’Enterprise. Mais il faut croire qu’Amazon a su se montrer convaincant puisque l’acteur britannique est de retour dans la série Star Trek Picard, dont le premier épisode a été diffusé sur Prime Video le 24 janvier. L’air de rien, le leader de l’e-commerce est devenu en quelques années un acteur majeur du streaming.

Comment ? Grâce à Prime. Lancé en 2005 aux États‑Unis, ce service (non disponible en Suisse) proposait à l’origine une livraison rapide des achats réalisés chez le cybermarchand en échange d’une souscription à un abonnement annuel. Facturé aujourd’hui 119 dollars par an aux États‑Unis, le programme s’est depuis enrichi d’autres avantages. Tous les abonnés bénéficient d’un accès gratuit à Prime Video et à Prime Music. En 2018, le programme Prime a franchi la barre symbolique des 100 millions d’utilisateurs dans le monde. Dans sa lettre aux actionnaires, Jeff Bezos, le patron d’Amazon, souligne que c’est l’envie de consommer des séries et films disponibles sur Prime Video qui draine l’essentiel des inscriptions à Amazon Prime et fidélise les clients du site d’e‑commerce.

Depuis 2018, les abonnés de Prime peuvent également télécharger gratuitement des jeux vidéo, via Twitch Prime. Un service qui pourrait basculer en streaming prochainement, puisqu’il se murmure qu’Amazon lancera sa plateforme de cloud gaming en 2020. Les analystes de Jefferies recommandent l’achat du titre avec un objectif de 2300 dollars le titre, contre 1850 actuellement.

APPLE

Le grand rattrapage

  • Fondation: 1976
  • Siège: CUPERTINO (US)
  • Chiffre d'affaires: $265.6 MRD (2018)
  • Employés: 137'000

Avec l’annonce en juin 2019 de la mort d’iTunes, Apple envoie un signal fort : fini le téléchargement, place au streaming ! Le célèbre logiciel à la pomme va être remplacé par trois applications : Apple Music, Apple TV+ et Apple Podcasts. Dévoilé en 2001, iTunes avait bouleversé l’industrie musicale. Mais l’arrivée du streaming, avec la création de Pandora en 2000, Spotify (2006) ou Deezer (2007) a mis fin à l’hégémonie de la pomme. Si Apple Music, arrivé en 2015 sur le marché, est parvenu à se hisser au deuxième rang mondial du streaming, avec 50 millions d’utilisateurs, ce service reste loin du leader incontesté, Spotify, et ses 113 millions d’abonnés.

Dans le domaine de la SVOD, Apple se retrouve dans la même situation. Lancé bien après Prime Video et Netflix, Apple TV+ est en retard. Il n’y a finalement que dans l’univers du podcast que la pomme fait figure de pionnière. Dès 2005, la firme de Cupertino a lancé un onglet dédié dans son logiciel iTunes. Mais l’entreprise s’est endormie sur ses lauriers, se contentant du rôle de diffuseur. Si avec 550’000 podcasts disponibles Apple reste le leader du secteur, l’entreprise est désormais talonnée par Spotify (500’000 podcasts).

Toutefois, à la différence des pure players, Apple possède un atout : le streaming reste une activité annexe qui vise surtout à enfermer ses clients dans son écosystème. Presque gratuite, la plateforme Apple TV+ est ainsi offerte à tous les acheteurs d’un iPhone, iPad, Mac et autres. Une majorité d’analystes conseillent d’acheter le titre.

COMCAST

Le rêve européen

  • Fondation: 1963
  • Siège: PHILADELPHIE (US)
  • Chiffre d'affaires: $94.5 MRD (2018)
  • Employés: 184'000

Entré tardivement dans le streaming puisque son service de SVOD Peacock n’arrivera qu’au printemps, Comcast rêve d’une réussite internationale à la Netflix. Le groupe a racheté l’opérateur de télévision britannique Sky en 2018, ce qui lui permettra de disposer d’une force de frappe des deux côtés de l’Atlantique.

DISCOVERY

Le plein de nature

  • Fondation: 1985
  • Siège: NEW YORK (US)
  • Chiffre d'affaires: $10.533 MRD (2018)
  • Employés: 9'000

Connu pour ses chaînes Discovery Channel ou Animal Planet, le groupe Discovery a acquis en avril 2019 les droits pour la VOD des documentaires de la division Natural History de la BBC (excepté au Royaume-Uni, en Irlande et en Chine). Cela permettra à Discovery de lancer en 2020 son service de SVOD dans un marché de niche : celui de l’histoire naturelle, des voyages et des sciences.

DISNEY

L’ogre de l’entertainment

  • Fondation: 1923
  • Siège: BURBANK (US)
  • Chiffre d'affaires: $69.6 MRD (2019)
  • Employés: 200'000

« Disney est une entreprise incroyable. Nous les admirons. » Beau joueur, Reed Hastings n’a pas caché son admiration au moment d’évoquer son nouveau concurrent Disney+, lancé en novembre 2019 : « Je vais m’abonner, ils ont des émissions super », a même ajouté le patron de Netflix. Pour le leader de la vidéo à la demande avec abonnement (SVOD), Disney a pourtant tout d’un épouvantail.

On a souvent tendance à l’oublier, mais la maison mère de Mickey n’est pas novice en matière de streaming. Propriétaire des plateformes Hulu, ESPN+ et FX+, elle est déjà un acteur qui compte aux États‑Unis. Le lancement de Disney+, la nouvelle étoile de l’empire, démultiplie cette offre avec un catalogue riche de toutes les franchises de la galaxie Disney : Marvel, Pixar, Star Wars, National Geographic et tous les Walt Disney depuis la création du studio en 1923. Le tout à un tarif ultra‑compétitif de 6,99 dollars par mois aux États-Unis, contre 12,99 dollars pour l’abonnement standard de Netflix.

Avec un tel positionnement, Disney+ apparaît comme un ogre pour Netflix et pour tous les futurs acteurs tels que HBO Max et Peacock. « Il va y avoir pas mal de joueurs sur le terrain, a expliqué à l’AFP Clark Spencer, président des studios d’animation de Disney. Mais je pense qu’avec l’étendue de notre catalogue et les auteurs talentueux que nous avons, nous allons vraiment nous démarquer. » Disney vise un parc mondial d’abonnés de 65 à 90 millions d’abonnés à sa plateforme d’ici à cinq ans. Un objectif qui sera dépassé selon les analystes, qui recommandent l’achat du titre. Bernie McTernan de Rosenblatt Securities estime que la firme dépassera les 35 millions d’abonnés d’ici à septembre déjà. Selon Digital TV Research, Disney+ comptera 100 millions d’abonnés en 2025, contre 236 millions pour Netflix.

FACEBOOK

Le joueur bleu

  • Fondation: 2004
  • Siège: MENLO PARK (US)
  • Chiffre d'affaires: $55.838 MRD (2018)
  • Employés: 43'000

En décembre dernier, Facebook a annoncé le rachat de la plateforme de cloud gaming espagnol PlayGiga. Si rien n’indique que cette acquisition préfigure le lancement d’un service de streaming de jeux vidéo, l’opération ferait sens. Le réseau de Mark Zuckerberg possède la chaîne de Facebook Gaming, qui peine à s’imposer dans un secteur ultra-dominé par Twitch.

IHEARTMEDIA

Le streaming radio

  • Fondation: 1972
  • Siège: SAN ANTONIO (US)
  • Chiffre d'affaires: $6.33 MRD (2018)
  • Employés: 18'300

Géant américain de la radio, iHeartMedia est dans le dur. En 2018, l’entreprise a frôlé la faillite avant de redresser légèrement la tête. Sa plateforme de streaming, iHeartRadio, compile le contenu des 850 stations de radio détenues par le groupe, ainsi que des centaines d’autres provenant de médias variés.

IQIYI

Le YouTube chinois

  • Fondation: 2010
  • Siège: PÉKIN (CN)
  • Chiffre d'affaires: $3.6 MRD (2018)
  • Employés: 8'600

Fondé par Baidu, le plus important moteur de recherche chinois, iQiyi est l’un des plus grands sites internet de streaming vidéo du monde, avec plus de 500 millions d’utilisateurs actifs mensuels. En 2018, la compagnie est entrée au Nasdaq en levant 2,25 milliards de dollars.

MICROSOFT

Le streaming au service des gamers

  • Fondation: 1975
  • Siège: REDMOND (US)
  • Chiffre d'affaires: $125.8 MRD (2019)
  • Employés: 148'465

Installé depuis maintenant près de vingt ans dans le paysage vidéoludique (la sortie de la première Xbox remonte à 2001 déjà), Microsoft s’apprête à faire évoluer son offre en proposant de nouvelles options dans le cloud. La firme de Redmond a lancé l’an dernier en version bêta sa plateforme de jeu vidéo en streaming baptisée xCloud, qui est en quelque sorte le pendant de Stadia chez Google. Différence notable, les clients de Microsoft vont pouvoir bénéficier de son catalogue de titres, déjà très riche. Le service devrait être accessible à partir de cette année sur PC et smartphones Android et iOS.

Ce lancement pourrait permettre à Microsoft de bâtir un écosystème attrayant autour du jeu en streaming. L’Américain possède en effet la plateforme Mixer, une concurrente de Twitch sur laquelle les joueurs peuvent diffuser leurs parties en live. Mais Mixer se distingue en mettant l’accent sur les interactions possibles entre les utilisateurs et le diffuseur, ces derniers ayant la possibilité d’influencer le direct en prenant les commandes. Reste qu’à ce jour, Mixer représente moins de 5% des contenus visionnés, contre 70% pour Twitch, selon des données de Stream Hatchet.

Pour déployer ces nouveaux services, Microsoft a l’avantage de pouvoir s’appuyer sur ses puissantes infrastructures maison dans le domaine du cloud computing, rassemblées sous le nom Azure. xCloud fonctionne ainsi grâce à 54 data centers de cette plateforme, répartis dans 140 pays.

NAVER

Le Google coréen

  • Fondation: 1999
  • Siège: SEONGNAM (KR)
  • Chiffre d'affaires: $4.75 MRD (2018)
  • Employés: 2'800

En Corée, les bandes dessinées ne se lisent plus sur papier mais sur smartphone. Le moteur de recherche Naver, surnommé le Google de Corée du Sud, est l’un des acteurs majeurs de ces webtoons. La société possède également un service de SVOD baptisé Naver TV Cast.

NETFLIX

L’international du divertissement

  • Fondation: 1997
  • Siège: LOS GATOS (US)
  • Chiffre d'affaires: $20.1 MRD (2019)
  • Employés: 6'700

Champagne et cotillons. Le 17 janvier, il y avait du beau monde pour l’inauguration des locaux de Netflix à Paris. Le CEO de l’entreprise, Reed Hastings, en personne, est venu dans la capitale française pour poser aux côtés d’Anne Hidalgo, la maire de Paris, et Franck Riester, le ministre de la Culture. Si le patron de Netflix s’investit autant dans ce qui n’est finalement que l’ouverture d’une petite succursale, c’est que la croissance en dehors de la zone nord-américaine est devenue essentielle pour le leader de la VOD. Le lancement de Disney+ a en effet impacté les résultats de l’entreprise. Au quatrième trimestre 2019, la firme n’a engrangé que 550’000 nouveaux abonnés aux États-Unis et au Canada, loin des 1,7 million de l’an passé.

C’est donc à l’étranger qu’elle se console. Fin 2019, Netflix a dépassé pour la première fois la barre des 100 millions d’abonnés hors de son territoire, contre 67 millions en Amérique du Nord. Cela représente près de 28 millions de clients de plus en un an, dont 14 millions venant de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Des chiffres bien supérieurs aux prévisions des analystes.

Une des raisons de ce succès : Netflix produit des contenus partout où il est présent à l’image des séries La Casa de Papel en Espagne, Dark en Allemagne, Atelier au Japon, 3% au Brésil ou Le Seigneur de Bombay en Inde. Pour renforcer cette stratégie, Netflix a notamment annoncé en novembre 2019 un accord de production avec le coréen CJ ENM. Dans sa lettre aux actionnaires, publiée le 21 janvier, Netflix constate que « les productions locales ont été les contenus les plus populaires dans beaucoup de pays dont l’Inde, la Corée, le Japon, la Turquie, la Thaïlande, la Suède et le Royaume-Uni ».

S’ils comptent venir taquiner Netflix partout dans le monde, Disney+ et Apple TV+ tournent peu hors des États-Unis. Seul Amazon le fait mais dans une moindre mesure. Reste que si Netflix compte plus d’abonnés à l’étranger qu’aux États-Unis, ces derniers représentent toujours la plus grande part de son chiffre d’affaires. En moyenne, un client américain rapporte 151 dollars par an, contre 124 dollars en Europe. Une majorité d’analystes recommandent d’acheter ou de conserver le titre, à l’image de Bernie McTernan de Rosenblatt Securities, même si certains redoutent la concurrence grandissante.

NVIDIA

Le pro du gaming

  • Fondation: 1993
  • Siège: SANTA CLARA (US)
  • Chiffre d'affaires: $11.716 MRD (2018)
  • Employés: 13'277

La plateforme de jeu vidéo en streaming de Nvidia, baptisée GeForce NOW, fait ses gammes en version bêta depuis plusieurs années. Cette phase d’expérimentation devrait déboucher sur une offre commerciale dans le courant de l’année 2020. Le service sera disponible via Windows, Mac ou smartphone Android, permettant aux utilisateurs de jouer à des centaines de jeux, accessibles depuis leur bibliothèque personnelle.

RAKUTEN

Le sosie d’Amazon

  • Fondation: 1997
  • Siège: TOKYO (JP)
  • Chiffre d'affaires: $10.117 MRD (2018)
  • Employés: 17'214

Connu en Europe pour avoir racheté PriceMinister en 2010, le géant de l’e-commerce japonais Rakuten suit les traces d’Amazon jusqu’à se lancer lui aussi dans le streaming. Son service de vidéo à la demande Viki, au contenu très asiatique, est très populaire auprès des jeunes. En octobre dernier, le groupe a par ailleurs lancé Rakuten TV en Europe, un service de VOD gratuit financé par la publicité (AVOD).

REALNETWORKS

La renaissance de l’inventeur

  • Fondation: 1994
  • Siège: SEATTLE (US)
  • Chiffre d'affaires: $69.5 MIO (2018)
  • Employés: 534

Une saga industrielle à l’heure d’internet. Voilà résumée l’histoire de RealNetworks. Retour en arrière. En 1994, un ex-employé de Microsoft, Rob Glaser, crée une start-up spécialisée dans l’édition de logiciels. Un an plus tard, l’entreprise introduit sa solution RealAudio, première pierre du streaming. Dès 2001, alors que Netflix n’est encore qu’un loueur de DVD, la start-up lance un service de vidéo sur abonnement payant, RealOne. Le forfait donne accès à un catalogue de contenus premiums, fournis par ABC News et CNN. Suit en 2003 le lancement de Rhapsody – premier service de streaming musical sur abonnement aux États‑Unis. Mais le streaming payant n’en est encore qu’à ses balbutiements et l’entreprise subit de plein fouet la montée en puissance de YouTube (Google), iTunes (Apple) et Windows Media Player (Microsoft). S’ensuit une traversée du désert de plus de dix ans.

En 2012, néanmoins, sa filiale Rhapsody rachète le site de streaming musical Napster. Plutôt que d’affronter Spotify, Rhapsody réoriente Napster dans la vente de sa technologie sous marque blanche. Son infrastructure devient la base de services de streaming comme iHeartRadio. Ce revirement stratégique est bénéfique. Depuis 2018, Rhapsody enchaîne les trimestres bénéficiaires. De quoi relancer RealNetworks qui possède 84% de Rhapsody ? Pour l’instant, les marchés n’y croient guère. La capitalisation de l’entreprise a fondu de moitié en 2019, pour atteindre 50 millions de dollars, quand elle fut de près de 3 milliards au plus fort de la bulle internet.

ROKU

La nouvelle télé

  • Fondation: 2002
  • Siège: LOS GATOS (US)
  • Chiffre d'affaires: $743 MIO (2018)
  • Employés: 1'100

Encore méconnu en Europe, Roku s’est fait une place aux États Unis dans un secteur où gravitent des géants comme Google et Apple. Son créneau ? Permettre aux consommateurs de regarder simplement un large éventail de contenus web sur un téléviseur grâce à son boîtier connecté. Concrètement, grâce à des partenariats signés avec des acteurs du streaming comme Netflix ou Hulu, le système de Roku permet de passer d’un service à l’autre presque aussi facilement qu’on change de chaîne.

Avec la multiplication des plateformes de SVOD, les analystes prévoient que les consommateurs vont de plus en plus souscrire à plusieurs abonnements. Actuellement, les clients de la vidéo à la demande possèdent en moyenne 1,43 abonnement dans le monde. Un chiffre qui devrait grimper à 1,78 en 2024, selon le cabinet Digital TV Research. Une hausse qui devrait profiter à Roku. Les analystes, qui recommandent en majorité d’acheter le titre, estiment que les revenus de l’entreprise pourraient passer de 743 millions de dollars en 2018 à 1,6 milliard en 2020.

SIRIUS XM

La webradio américaine

  • Fondation: 2008
  • Siège: NEW YORK (US)
  • Chiffre d'affaires: $5.8 MRD (2018)
  • Employés: 2'500

Qui se souvient de Pandora ? Lancée en 2000, cette plateforme était à l’époque un pionnier du streaming musical avec sa webradio dont la programmation s’adapte aux goûts des auditeurs. Mais l’avènement de Spotify a plongé Pandora dans le rouge. En septembre 2018, le leader américain de la radio par satellite a décidé de racheter l’entreprise pour 3,5 milliards de dollars. Objectif pour Sirius : se convertir au streaming.

SONY

Le pionnier du « cloud gaming »

  • Fondation: 1946
  • Siège: MINATO (JP)
  • Chiffre d'affaires: $77.991 MRD (2019)
  • Employés: 114'400

L’inventeur de la Playstation fut l’un des premiers à étrenner le concept du cloud gaming. Le PlayStation Now, lancé officiellement en 2017, permet aux possesseurs de PC et de PlayStation 4 de jouer en streaming à des jeux du catalogue maison, donc sans avoir à les installer. La fluidité de l’expérience est fonction de la vitesse et de la stabilité de la connexion internet.

SPOTIFY

Le leader incontesté

  • Fondation: 2006
  • Siège: STOCKHOLM (SE)
  • Chiffre d'affaires: € 5.259 MRD (2018)
  • Employés: 3'500

Avec 113 millions d’abonnés payants, en hausse de 31% sur un an, Spotify est de loin le leader mondial du streaming musical, devant Apple Music (60 millions d’utilisateurs) et Amazon Music (55 millions). Mais à la différence de ses confrères, l’entreprise suédoise ne peut dissimuler ses pertes derrière d’autres activités. Si la firme a nettement amélioré sa rentabilité, elle a encore perdu 78 millions d’euros en 2018.

TENCENT MUSIC

Le géant chinois

  • Fondation: 2016
  • Siège: SHENZHEN (CN)
  • Chiffre d'affaires: $2.76 MRD (2018)
  • Employés: 2'400

Coté à New York depuis 2018, Tencent Music possède les trois plus grands services de streaming musical chinois : QQ Music, Kugou et Kuwo. Même si QQ Music a de plus en plus d’utilisateurs, la croissance de Tencent Music est surtout portée par ses services de divertissement, notamment sa plateforme karaoké WeSing ou ses applications Kugou Live et Kuwo Live, qui permettent de visionner en direct des concerts et des émissions.

THE TRADE DESK

Le publicitaire

  • Fondation: 2009
  • Siège: VENTURA (US)
  • Chiffre d'affaires: $477 MIO (2018)
  • Employés: 1'200

L’entreprise fournit une plateforme permettant aux acheteurs de publicité de gérer leurs campagnes numériques sur une multitude d’appareils. D’après les analystes, The Trade Desk devrait bénéficier de l’essor du marché de la VOD.

VIACOMCBS

Le nouveau géant

  • Fondation: 2019
  • Siège: NEW YORK (US)

En décembre 2019, le conglomérat Viacom et le réseau CBS ont uni leurs forces pour devenir ViacomCBS. Selon la banque UBS, cette fusion va permettre aux deux services de VOD du groupe (CBS All Access et Pluto TV) de rivaliser avec Netflix et Disney, grâce aux 13 milliards de dollars que le groupe pourrait dépenser dans la création de contenus, comparés aux 15 milliards de Netflix en 2019. ViacomCBS possède en plus un gigantesque catalogue de 140’000 émissions dont les séries Les experts, Esprits criminels et The Big Bang Theory.

WWE

Le catcheur online

  • Fondation: 1952
  • Siège: STAMFORD (US)
  • Chiffre d'affaires: $930.2 MIO (2018)
  • Employés: 800

Spécialisée dans l’organisation d’événements de divertissement, principalement du catch, World Wrestling Entertainment possède son propre service de streaming : WWE Network. Cette plateforme a néanmoins connu une baisse du nombre de ses abonnés en 2019, tout comme l’action du groupe, elle aussi en recul.

 
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