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Les 5 commandements d’une bonne stratégie dividendes

Depuis une dizaine d’années, les actions des entreprises offrant de hauts rendements de dividendes sous-performent le marché.
Mais en misant sur un portefeuille très sélectif, le pari peut s’avérer gagnant. Explications.

À l’heure où les comptes d’épargne ne rapportent presque plus d’intérêts et face aux rendements anémiques des produits obligataires traditionnels, miser sur des actions à dividendes élevés peut sembler intéressant. Les rendements promis, qui flirtent parfois avec les 10%, ont en effet de quoi séduire de nombreux investisseurs. Mais attention aux miroirs aux alouettes. « Une stratégie d’investissements axée sur le seul critère du dividende n’est pas nécessairement un gage de succès », prévient Martin Moeller, coresponsable de la gestion Actions suisses et globales à l’Union Bancaire Privée (UBP).

Si la prudence est de mise, c’est que depuis une décennie les sociétés qui rétribuent le plus leurs actionnaires ont tendance à sous-performer le marché. Dans ce contexte, une tactique orientée sur les dividendes est-elle pertinente ? « Oui, répond Nicolas Simar, responsable des stratégies Euro et Europe High Dividend pour le gérant néerlandais NN Investment Partners (NNIP). Il est encore possible de faire mieux que le marché avec un portefeuille d’actions de type « value », soit des titres décotés qui offrent de meilleurs rendements en termes de dividendes. » Voici quelques pistes pour y parvenir.

1 - Évaluer la durabilité du dividende

Pour séduire les investisseurs, Saudi Aramco s’était engagé lors de son introduction en Bourse en décembre 2019 à verser 75 milliards de dollars par an à ses actionnaires. Mais depuis, la pandémie est passée par là et, confronté à la chute de ses revenus, le géant pétrolier n’a plus la trésorerie suffisante pour tenir ses promesses. Afin de trouver les ressources nécessaires, Saudi Aramco va donc réduire ses projets d’investissements de 20 à 30% et… emprunter via une émission obligataire. « Une société qui emprunte pour payer un dividende est un très mauvais signe, note Nicolas Simar. De manière générale, il faut se montrer très vigilant dans l’analyse sectorielle pour s’assurer de la pérennité du business model des sociétés avant d’investir. »

Un avis partagé par Martin Moeller : « La soutenabilité du dividende est un paramètre important. Des entreprises comme Shell ou BP, par exemple, versent de gros dividendes. Mais cela ne sera peut-être plus le cas dans les prochaines années, car le secteur pétrolier fait face à d’importants défis. Et son avenir est incertain. »

2 - Ne pas se laisser leurrer par le rendement

« Ne regarder que le rendement conduit à des mauvais choix d’investissement, car il faut se méfier des dividendes optiquement très élevés, souligne Nicolas Simar. Un rendement supérieur à 6 ou 7% doit constituer un signal d’alarme, parce que le risque de coupure est très important. »

Théoriquement, en effet, plus le rendement est haut, plus la politique de distribution de l’entreprise est intéressante. Mais la baisse du cours boursier d’une entreprise en difficulté entraîne automatiquement une hausse du rendement. En raison de sa situation précaire, la société en question sera probablement obligée de revoir sa politique de dividendes à la baisse dans les années suivantes.

« C’est le piège des value traps, des sociétés fortement dépréciées qui sont vues comme de bonnes opportunités d’investissement si l’on ne regarde que le prix de l’action et le rendement du dividende, poursuit Nicolas Simar. Mais en réalité, le titre n’est pas sous-évalué et va continuer à se déprécier. Or si les dividendes ne couvrent pas au moins la dépréciation de la valeur du titre, vous perdez de l’argent. »

3 - Ne pas oublier la croissance

« Les entreprises qui versent des dividendes très importants peuvent ne pas avoir de projets de croissance, estime Eleanor Taylor Jolidon, coresponsable de la gestion Actions suisses et globales à l’Union Bancaire Privée (UBP). Un constructeur de voitures, par exemple, qui préfère distribuer du cash à ses actionnaires plutôt que de construire des usines ne va pas croître. Personnellement, je préfère toujours des sociétés de croissance, qui créent de la valeur et dont les actifs vont s’apprécier. » Les télécoms font ainsi partie des secteurs saturés où les prévisions de croissance sont assez faibles avec en plus, pour les opérateurs, un mur d’investissements à franchir avec le déploiement de la 5G.

« Une analyse fondamentale des sociétés est indispensable pour éviter les pièges à dividendes, poursuit Nicolas Simar. Il faut être très sélectif et privilégier les entreprises possédant des bilans sains, offrant une croissance stable et régulière de leurs cash-flows. Cela offre un profil de risque réduit par rapport aux stratégies « value » traditionnelles, qui ne sont pas axées sur la croissance. »

4 - Diversifier son portefeuille

Banques, pétroles, assurances… Plusieurs secteurs sont réputés pour leur générosité en matière de dividendes. Résultat : les portefeuilles axés dividendes ont souvent un biais sectoriel très fort. Un manque de diversification qui peut coûter cher : « En 2008, les stratégies dividendes étaient très surexposées au secteur financier, rappelle Nicolas Simar. Mieux vaut privilégier une approche diversifiée en adaptant ses objectifs de rendement à chaque secteur. On peut ainsi mélanger des valeurs cycliques, telles que Siemens ou Schneider Electric, avec des secteurs plus défensifs comme l’industrie des soins de santé (Sanofi et Novartis en particulier), la distribution alimentaire (Ahold Delhaize et Tesco) et l’assurance (Zurich Insurance et Munich Re). »

5 - Adopter une gestion dynamique

Les stratégies dividendes ont longtemps été perçues comme des placements défensifs inamovibles, des investissements de père de famille rapportant un petit pécule chaque année. Mais les temps ont changé. « Il faut être plus dynamique aujourd’hui qu’autrefois, résume Nicolas Simar. Nous conservons généralement les sociétés dans notre portefeuille deux à trois ans, pour faire face aux changements structurels et technologiques. En ce moment, par exemple, nous apprécions des valeurs comme Deutsche Post (grand gagnant du développement de l’e‑commerce de par sa division DHL) ou ­Smurfit Kappa (leader dans la production d’emballages carton fortement utilisés dans l’e‑commerce). Ces entreprises vont profiter de la digitalisation de la société pour croître, tout en versant des dividendes intéressants. » D’autres valeurs sont bien placées pour bénéficier des plans de relance post-covid, à l’image du géant des matériaux Saint-Gobain ou du cimentier CRH, ayant une forte exposition au plan de relance américain notamment au niveau des dépenses d’infrastructure.
 

Vers un retour des actions « value » ?

Quel est le point commun entre Tesla, Amazon, Google ou encore Facebook ? Ces stars de la Bourse américaine, qui affolent la cote, ne versent aucun dividende à leurs actionnaires, préférant réinvestir leur pécule pour assurer leur développement. Dans le jargon boursier, on appelle ces titres des valeurs de croissance, ou « growth ». À l’opposé se trouvent les « value », des titres décotés dont le prix est inférieur à la valeur intrinsèque de l’entreprise, et qui offre généralement des rendements de dividendes plus intéressants. Depuis une dizaine d’années, les investisseurs ont clairement favorisé les valeurs de croissance, à commencer par le secteur de la tech, et délaissé les « value ». Une situation encore amplifiée par la pandémie. De quoi pénaliser les stratégies dividendes.

Mais les choses pourraient changer au cours des prochains mois, selon la Bank of America, qui s’attend à une reprise des values en 2021. Un avis partagé par Nicolas Simar : « Les écarts de valorisation entre la partie « growth » et la partie « value » du marchés, ont atteint dernièrement des niveaux records que l’on n’avait plus connus depuis la bulle technologique de la fin des années 1990, explique le responsable des stratégies Euro et Europe High Dividend chez NNIP. Cet écart me semble actuellement excessif et je m’attends à une correction en faveur des « value ». Les assouplissements monétaires et fiscaux mis en œuvre pendant la crise sanitaire par les autorités monétaires et fiscales pourraient favoriser ce mouvement. » Mais le sujet divise les experts et pour de nombreux gérants, le rebond des « value » n’est pas pour demain.

 
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