DISCLAIMER

Our systems have detected that you are using a computer with an IP address located in the USA.
If you are currently not located in the USA, please click “Continue” in order to access our Website.

Local restrictions - provision of cross-border services

Swissquote Bank Ltd (“Swissquote”) is a bank licensed in Switzerland under the supervision of the Swiss Financial Market Supervisory Authority (FINMA). Swissquote is not authorized as a bank or broker by any US authority (such as the CFTC or SEC) neither is it authorized to disseminate offering and solicitation materials for offshore sales of securities and investment services, to make financial promotion or conduct investment or banking activity in the USA whatsoever.

This website may however contain information about services and products that may be considered by US authorities as an invitation or inducement to engage in investment activity having an effect in the USA.

By clicking “Continue”, you confirm that you have read and understood this legal information and that you access the website on your own initiative and without any solicitation from Swissquote.

Les IPOs à ne pas manquer en 2020

Malgré les incertitudes macroéconomiques, de nombreuses entreprises sont dans les starting blocks pour faire leur entrée en Bourse. La sélection de Swissquote Magazine.

AIRBNB

Une star en quête de diversification

  • Fondation: 2008
  • Siège: SAN FRANCISCO (US)
  • Employés: 12'400

La nouvelle tant attendue est tombée le 19 septembre dernier. Dans un communiqué succinct, la plateforme de location d’hébergements entre particuliers a annoncé son intention d’entrer en Bourse en 2020, sans autre précision. Il était temps. En onze ans d’existence, Airbnb est devenu un mastodonte, valorisé à plus de 35 milliards de dollars, qui revendique un réseau de 7 millions de logements disponibles répartis dans 100'000 villes et 191 pays. En mars dernier, la société a fièrement annoncé son 500 millionième locataire.

De quoi séduire les investisseurs ? Après l’échec des IPOs d’Uber et de Lift, deux autres licornes technologiques, Airbnb fera ses premiers pas en Bourse dans un climat chahuté. Mais à la différence de ses consoeurs, la société de San Francisco affiche de solides résultats. Début 2019, Airbnb, qui ne publie aucun chiffre, a annoncé être bénéficiaire pour la deuxième année consécutive. Et selon le Wall Street Journal, sur l’ensemble de l’année 2018, son chiffre d’affaires a progressé de 40%.

Sur l’ensemble de l’année 2018, le chiffre d’affaires a progressé de 40%

Ces dernières années, le groupe cherche également à diversifier son activité, en se lançant notamment dans la location de luxe (via les marques Airbnb Plus et Beyond), la réservation de restaurants ou encore l’organisation d’« expériences », telles que des cours de cuisine. Airbnb a par ailleurs racheté en avril 2019 le réseau d’hôtellerie HotelTonight. Cette diversification a comme objectif de moins dépendre de la location de logements, toujours plus régulée par les municipalités qui imposent des taxes de séjour et des temps de location limités aux propriétaires.

En février, la Mairie de Paris a, par exemple, assigné en justice la plateforme pour avoir mis en ligne 1000 logements non enregistrés, une faute passible d’une amende de 12,5 millions d’euros. En Suisse, le Conseil d’État vaudois veut également encadrer davantage les locations. Il prévoit de limiter à 90 jours par an la durée pendant laquelle un loueur peut mettre son bien à disposition sur des plateformes d’économie collaborative sans en modifier l’affectation. Selon l’Observatoire valaisan du tourisme (Tourobs), Airbnb propose près de 50'000 logements en Suisse. Le Valais arrive très nettement en tête, avec 8484 offres réservées, devant Zurich (5757), Vaud (4636), Berne (4457) et Genève (4275).

BITMAIN

Le mineur de bitcoins

  • Fondation: 2013
  • Siège: BEIJING (CN)
  • Employés: 3'000

Ira ? Ira pas ? Selon les informations de Tencent News, le numéro un mondial du minage Bitmain aurait sollicité début octobre l’US Securities and Exchange Commission en vue d’une prochaine entrée en Bourse – une information non confirmée par la SEC à ce jour – avec la Deutsche Bank comme partenaire. Après avoir échoué à entrer à la Bourse de Hong Kong en mars 2019, le fabricant de machines permettant de miner des Bitcoins seraient donc sur le point de retenter sa chance.

L’optimisme semble de retour sur le marché des cryptomonnaies

La raison de ce retournement ? L’optimisme qui semble de retour sur le marché des crypto‑monnaies. Après avoir végété sous la barre des 4000 dollars jusqu’en avril 2019, le bitcoin est en effet reparti à la hausse jusqu’à franchir la barre symbolique des 10'000 dollars en juin. Vers la fin novembre, le bitcoin était retombé autour des 7000 dollars loin de son record absolu de 19'511 dollars, atteint en décembre 2017. Pour Bitmain, dont la rentabilité est indexée sur les cours des cryptos, cette reprise est une aubaine qui offre une nouvelle fenêtre de tir pour une éventuelle IPO (lire également l’édition de Swissquote Magazine de septembre 2018). Ses principaux concurrents, Bitfury et Ebang fourbissent d’ailleurs également leurs armes pour accélérer leur calendrier d’entrer en Bourse. Quant au chinois Canaan Creative, le numéro deux du secteur, il a déjà sauté le pas en faisant son entrée au Nasdaq le 21 novembre dernier.

Reste que Bitmain traverse une profonde crise de gouvernance qui pourrait ajourner ses projets d’IPO. Fin octobre, la firme chinoise a démis de ses fonctions Micree Zhan Ketuan, cofondateur et co‑CEO de Bitmain. De quoi remettre en cause ses plans ? Réponse en 2020.

CASPER

Le vendeur de rêves

  • Fondation: 2014
  • Siège: NEW YORK (US)
  • Employés: 4'000

Quel est le point commun entre l’acteur Leonardo DiCaprio, le rappeur 50 Cent et le basketteur Carmelo Anthony ? Tous les trois figurent parmi les investisseurs de la firme Casper Sleep. Créée il y a seulement 5 ans, cette société new‑yorkaise s’est spécialisée dans la vente de matelas sur Internet. Son concept ? La literie se commande en un clic sur Internet et sa livraison reprend les codes des sociétés comme Deliveroo : le matelas est transporté à vélo enroulé dans un carton. Une fois livré à domicile, il suffit de le dérouler et d’attendre quelques heures pour qu’il reprenne sa forme normale. Bref, une vente simple et sans intermédiaire qui a permis à la société de proposer des tarifs inférieurs à la concurrence et de séduire très vite les New‑Yorkais. Un mois seulement après la création de Casper, les ventes de l’entreprise atteignaient déjà 1 million de dollars.

La literie se commande en un clic sur Internet

Depuis, Casper s’est lancé sur d’autres marchés (le Canada, le Royaume‑Uni, l’Allemagne, la Suisse et la France) et a réalisé un chiffre d’affaires de 400 millions de dollars en 2018. De quoi faire cauchemarder les acteurs historiques. En octobre 2018, le leader incontesté du matelas aux États‑Unis, Mattress Firm, s’est placé sous le régime des faillites. Il s’en est sorti le mois suivant mais au prix d’un énorme sacrifice : la fermeture de 660 magasins sur les 3000 qu’il possède.

Selon Bloomberg, Casper va désormais passer à l’étape suivante de son développement. L’entreprise, valorisée à 1,1 milliard de dollars, aurait mandaté les banques Morgan Stanley et Goldman Sachs afin de préparer son IPO pour 2020. Le défi pour Casper sera alors de convaincre les investisseurs qu'il ne va pas s’endormir sur ses lauriers. Car Casper n’est plus seul sur son créneau. Son modèle facilement réplicable a été copié par Leesa, Purple, Tuft & Needle et Yogabed aux États‑Unis, Eve Sleep et Simba au Royaume‑Uni ou Tediber en France.

CLOUDMINDS

Le robot révolutionnaire

  • Fondation: 2015
  • Siège: SANTA CLARA (US) AND BEIJING (CN)
  • Employés: 700

Présenté lors du Mobile World Congress, qui s’est tenu à Los Angeles en octobre dernier, le robot humanoïde XR‑1, et plus particulièrement l’infrastructure qui le fait fonctionner, a impressionné les visiteurs. Développé par la société chinoise CloudMinds, XR‑1 est en effet l’un des premiers robots au monde dirigés par une intelligence artificielle hébergée dans le cloud. Les données collectées par les censeurs de l’humanoïde sont immédiatement envoyées sur un serveur, via une connexion 5G. Cette technologie permet d’alléger le processeur embarqué dans XR‑1 tout en lui offrant une puissance de calcul inédite pour un robot.

À terme, l’infrastructure développée par CloudMinds devrait permettre de contrôler simultanément des centaines, voire des milliers de machines. Idéal pour robotiser intégralement une usine, par exemple.

Mais l’entreprise ne se contente pas de développer de l’intelligence artificielle hébergée dans le cloud. Elle travaille sur toute la chaîne de valeur, du software au robot physique. En avril 2019, la société a par exemple présenté des articulations intelligentes destinées au XR‑1.

XR-1 est l’un des premiers robots au monde dirigés par une intelligence artificielle hébergée dans le cloud

Afin de poursuivre son développement, CloudMinds a déposé en juillet 2019 un dossier auprès de la SEC en vue d’une entrée en Bourse au NYSE. L’entreprise espère lever jusqu’à 500 millions de dollars.

Pour SoftBank, qui fait partie des principaux investisseurs de CloudMinds avec Foxconn, cette IPO revêt une grande importance. La société d’investissement japonaise est en effet liée à une série de grosses entrées en Bourse ratées en 2019, notamment celles de WeWork, Uber et Slack. Raison pour laquelle l’IPO de CloudMinds, dont la date n’est pas encore arrêtée, ne se fera que lorsque les conditions idéales seront réunies.

EAZE

Le livreur de cannabis

  • Fondation: 2014
  • Siège: SAN FRANCISCO (US)
  • Employés: 135

Les rumeurs autour d’une potentielle introduction en Bourse de la start‑up américaine Eaze circulent depuis 2018. Cette perspective suscite un fort intérêt en raison de l’essor de l’industrie du cannabis. Créée en 2014, Eaze est une application de livraison de marijuana médicale. L’entreprise prévoit de réaliser un chiffre d’affaires proche du milliard de dollars en 2020.

EHANG

Le champion des taxis volants

  • Fondation: 2014
  • Siège: GUANGZHOU (CN)
  • Employés: 300

Mais quelle est donc cette start‑up chinoise qui a battu tous les géants de l’aéronautique, Boeing et Airbus en tête ? En février 2018, EHang s’est illustrée comme la première entreprise au monde à faire voler en conditions réelles un drone sans pilote, préfigurant les futurs taxis volants, avec des passagers à bord.

La vidéo de l’appareil, déambulant plusieurs minutes dans le ciel avec aisance, a fait le buzz sur Internet

La vidéo de l’appareil, déambulant plusieurs minutes dans le ciel avec aisance a fait le buzz sur Internet, d’autant qu’à la même époque le prototype d’Airbus, le Vahana, peinait à se maintenir en vol plus d’une minute sans personne à bord.

Créée en 2014, la société chinoise cumule à ce jour plus de 2000 vols d’essais à travers le monde pour s’assurer que sa technologie de véhicule autonome volant est sûre. Elle espère déployer le premier service commercial de transport aérien à basse altitude pour les personnes et les marchandises à Guangzhou en Chine. Mais pour poursuivre son développement, l’entreprise a besoin de liquidités. Sur les six premiers mois de l’année 2019, EHang a affiché une perte nette de 5,5 millions de dollars, dans la droite lignée de l’année précédente, également déficitaire avec un trou de 10,8 millions de dollars.

Afin de lever des fonds, EHAng a déposé en octobre 2019 les documents nécessaires auprès de l’US Securities and Exchange Commission (SEC), en vue de son introduction en Bourse au Nasdaq. Si la date de l’IPO n’est pas connue, la jeune pousse, qui est accompagnée dans l’opération par les banques Morgan Stanley et Credit Suisse, souhaiterait obtenir 100 millions de dollars, selon le dossier présenté. De quoi permettre à l’entreprise de maintenir son avance dans un secteur en pleine ébullition. De nombreuses start‑up essaient en effet de se lancer sur le marché de la mobilité urbaine, qui est aussi convoité par des acteurs du VTC, de l’industrie automobile, de l’industrie aéronautique ou encore des sociétés de livraison. 

ENDEAVOR

L’agence de stars

  • Fondation: 2009
  • Siège: BEVERLY HILLS (US)
  • Employés: 6'000

Dans le milieu du divertissement, Endeavor est connue comme la petite entreprise devenue en quelques années un géant mondial. Une croissance qui a valu à la société de Beverly Hills, à la fois agence de stars et promoteur d’événements, la réputation d’avoir une ambition sans limite et d’être impitoyable avec la concurrence. Aussi, lorsque Endeavor a annulé son entrée en Bourse le 26 septembre dernier, seulement quelques heures avant les premières transactions prévues sur le New York Stock Exchange, le choc a été brutal. D’un coup l’empereur du divertissement, propriétaire de compétitions aussi différentes que Miss Universe et le championnat de MMA Ultimate Fighting, a perdu son air d’invincibilité.

Selon le Wall Street Journal, la raison principale de cette annulation est la performance très décevante du fabricant de vélos d’intérieur connecté Peloton entré en Bourse quelques jours avant.

Les investisseurs croient au modèle d’affaires d’Endeavor

Le point commun entre les deux entreprises ? Elles sont déficitaires et les investisseurs se montrent de plus en plus sceptiques face aux sociétés qui ne dégagent pas de profits. À vrai dire, Endeavor avait senti le vent tourner. Au départ, Wall Street s’attendait à ce que l’entreprise lève 900 millions de dollars lors de son IPO. Puis la firme avait révisé deux fois son offre publique d’achat à la baisse : jeudi 26, jour de l’annulation, elle n’offrait plus qu’un total de 17,25 millions d’actions dans une fourchette de prix allant de 26 à 27 dollars, ce qui lui aurait permis de lever « seulement » 405 millions.

Néanmoins, les investisseurs continuent de croire au modèle d’affaires d’Endeavor. Ils ont simplement sanctionné les mauvais résultats récents de l’entreprise dans un marché des IPOs instables après la suspension de l’entrée en Bourse de WeWork. En d’autres termes, Endeavor n’a pas renoncé à entrer à Wall Street. L’entreprise américaine a juste repoussé l’échéance. « Nous allons continuer d’évaluer le calendrier de l’offre en fonction de l’évolution des conditions du marché », a confirmé la société dans un communiqué. Et pour les experts consultés, une fenêtre d’opportunité pourrait bien s’ouvrir dès 2020.

GITLAB

Le petit prince du code source

  • Fondation: 2011
  • Siège: SAN FRANCISCO (US)
  • Employés: 880

Nombreuses sont les licornes qui se montrent discrètes, sinon cachottières, s’agissant de leur éventuelle entrée en Bourse. La plupart rechignent à dire si elles envisagent de se coter puis, lorsque l’opération débute, cachent jusqu’au dernier moment la date exacte. Tout l’inverse de GitLab. L’entreprise californienne a déjà annoncé ses intentions et elle n’hésite pas à le clamer haut et fort : son IPO aura lieu le 18 novembre 2020.

GitLab n’hésite pas à le clamer haut et fort : son IPO aura lieu le 18 novembre 2020

Il faut dire que la société, qui développe une plateforme de création de logiciels libres, a toutes les raisons d’être euphorique. Depuis le rachat en juin 2018 de son principal concurrent GitHub par le géant Microsoft pour 7,5 milliards de dollars, de nombreux développeurs ont migré vers GitLab (lire également l’édition de Swissquote Magazine de mai 2019). Selon les chiffres publiés par la presse, le nombre de projets hébergés sur la plateforme a ainsi été multiplié par dix et son chiffre d’affaires a bondi de 143% cette année. Parmi ses clients, GitLab compte de grands noms comme Nvidia et Goldman Sachs.

I-MAB

La promesse de l’immunothérapie

  • Fondation: 2014
  • Siège: SHANGHAI (CN)
  • Employés: 250

La société biopharmaceutique chinoise I‑Mab Biopharma a déposé en octobre une demande auprès de la SEC, afin de faire son entrée sur le Nasdaq sous le symbole IMAB. L’entreprise, qui espère lever 100 millions de dollars lors de son IPO, attend désormais la bonne fenêtre de tir pour pousser les portes de Wall Street. Celle-ci pourrait intervenir début 2020 ou en toute fin d’année 2019.

Peu connue en Europe, I Mab développe des thérapies novatrices contre les cancers

Peu connue en Europe, I‑Mab développe des thérapies novatrices contre les cancers et les maladies auto‑immunes. Le portefeuille de candidats médicaments de l’entreprise compte une dizaine de molécules dont une, le TJ202, est en essai clinique de phase III, dernière étape avant commercialisation, en Chine. Dirigé contre différentes formes de myélomes, une forme de cancer, le TJ202 pourrait débarquer sur le marché chinois dès 2021 si les essais cliniques se passent bien. Sur les six premiers mois de l’année, I‑Mab a enregistré une perte de 125 millions de dollars. L’entreprise, qui a levé 400 millions de dollars depuis sa création, espère profiter du gigantesque marché de la santé chinois. Selon les estimations du cabinet Frost & Sullivan, le secteur des médicaments biologiques, sur lequel est actif I‑Mab, devrait atteindre 189,4 milliards en 2030.

INSTACART

Le livreur de courses

  • Fondation: 2012
  • Siège: SAN FRANCISCO (US)

Lancé en 2012 à San Francisco, Instacart se distingue des autres plateformes d’e­­‑commerce comme Amazon. La société ne possède en effet ni entrepôt ni stock.

Ses employés font les courses dans les magasins choisis par le consommateur avant de les livrer

Ses employés font directement les courses dans les magasins choisis par le consommateur avant de les livrer. Un modèle qui permet à l’entreprise de limiter drastiquement les problèmes de logistique et les coûts associés. Instacart, qui se fournit désormais dans 20’000 magasins aux États‑Unis et au Canada, affiche une croissance à deux chiffres.

Forte de son succès, l’entreprise figurait en bonne place sur la liste des IPOs possibles en 2019. Il n’en fut rien, mais les rumeurs vont bon train pour une cotation en 2020, d’autant qu’Apoorva Mehta ne cache pas ses ambitions : « Une introduction en Bourse est définitivement à l’horizon pour nous », a affirmé le CEO d’Instacart sur CNN Business.

O2

L’opérateur qui a de l’air

  • Fondation: 1985
  • Siège: SLOUGH (UK)
  • Employés: 6'700

Faisant partie du groupe espagnol Telefonica, O2 est l’un des plus grands opérateurs de téléphonie mobile du Royaume‑Uni. Prévue depuis 2018, son introduction en Bourse, qui doit permettre de financer le coûteux déploiement de la 5G, a été repoussée en raison des incertitudes liées au Brexit. Si Londres et Bruxelles se mettent d’accord, l’IPO d’O2 pourrait intervenir en 2020.

PALANTIR

L’agent très secret

  • Fondation: 2003
  • Siège: PALO ALTO (US)
  • Employés: 2'500

Objet de tous les fantasmes, la société américaine Palantir serait, selon le Wall Street Journal, en discussion avec deux banques, Credit Suisse et Morgan Stanley, dans l’optique d’une introduction en Bourse en 2020. Mais d’autres sources estiment que cette IPO ne se fera pas avant plusieurs années. Spécialisée dans l’analyse du big data, Palantir a été financée à ses débuts par l’un de ses clients, la CIA, via son fonds In‑Q‑Tel, ce qui confère à la start‑up sa sulfureuse réputation. Mais l’entreprise possède d’autres clients moins controversés, comme Merck, Fiat Chrysler, Ferrari ou encore Axel Springer.

POSTMATES

L’autre livreur de repas

  • Fondation: 2011
  • Siège: SAN FRANCISCO (US)

Après les IPOs décevantes d’Uber et de Lyft, le livreur de repas à domicile Postmates a décidé de reporter la sienne, qui était prévue en octobre 2019. Selon les experts, l’entreprise californienne devrait néanmoins se jeter à l’eau au premier trimestre de 2020. Si du moins, les vents ont tourné d’ici là. Créée en 2011, Postmates a levé 225 millions de dollars en septembre dernier, portant à 906 millions de dollars le montant total des fonds obtenus. Avec ce tour de table, sa valorisation est estimée à 2,4 milliards de dollars. L’entreprise, dont le service est disponible dans de nombreuses villes aux États‑Unis et à Mexico (Mexique), se targue d’assurer 5 millions de livraisons par mois et d’avoir réalisé un chiffre d’affaires de 400 millions de dollars en 2018. Mais la rentabilité se fait encore attendre. La société promet néanmoins de dégager un bénéfice dès 2021.

Mais ce joli programme pourrait se heurter à plusieurs écueils qui ont refroidi les marchés et conduit au report de son IPO.

Postmates promet de dégager un bénéfice en 2021

D’abord, Postmates doit faire face sur le marché de la livraison alimentaire à une vive concurrence aux États‑Unis, avec notamment les applications UberEats, Grubhub ou DoorDash qui gravitent autour du même marché. Ensuite, la start‑up fait aussi partie de ces sociétés, à l’image d’Uber, dont le business model repose sur des travailleurs indépendants – un système de plus en plus régulièrement remis en cause.

ROBINHOOD

Le gentil truand de la finance

  • Fondation: 2013
  • Siège: MENLO PARK (US)
  • Employés: 250

Robinhood, la start‑up californienne qui permet d’acheter et de vendre des actions de sociétés cotées aux États‑Unis sans frais de courtage depuis une application mobile, se dirige lentement mais sûrement vers Wall Street. En 2018, l’entreprise a débauché le vice‑président financier d’Amazon, Jason Warnick, afin de l’aider à se préparer à cette étape cruciale. Depuis, les rumeurs vont bon train, certains experts anticipant une IPO dès 2020.

TOWERCO

Le géant des pylônes

  • Fondation: 2020

L’opérateur britannique Vodafone a annoncé en juillet 2019 qu’il allait regrouper au sein d’une nouvelle entreprise ses activités dans le secteur des pylônes et antennes relais. Objectif : introduire en Bourse cette entité pour réduire la dette de Vodafone. Cette « TowerCo », dont le nom définitif n’est pas connu, sera opérationnelle en mai 2020. Elle gérera 61'700 pylônes, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume‑Uni, pour un résultat brut d’exploitation d’environ 900 millions d’euros.

V-ZUG

L’électroménager suisse

  • Fondation: 2020
  • Siège: ZUG (SWITZERLAND)
  • Employés: 2'000

Le groupe industriel zougois Metall Zug évalue actuellement l’opportunité de se séparer de ses activités dans l’électroménager. Cette division commercialise les marques V‑Zug, Sibir et Gehrig. L’opération pourrait prendre la forme d’une entrée en Bourse de cette filiale, sous le nom de V‑Zug, au deuxième trimestre 2020. Si cette IPO avait lieu, Metall Zug conserverait une participation substantielle dans la future entité indépendante. V‑Zug a réalisé un chiffre d’affaires de 593,5 millions de francs en 2018.

 
Live chat